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6.18 "La bague au doigt"



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Premier Sermon de Lucy

Premier Sermon de Lucy (par Sandrine)

Épisode 7.11 (Le septième jour)  

 

Lucy fait son premier sermon dans l'église de son père. Elle se trouve sur la chair et commence à parler au personne présents. (Il n’y a que sa famille, Roxane, Chandler et son père qui l’écoute derrière la porte.)

Lucy : "Les sermons de mon père me manquent énormément. Ils nous manquent à tous, j'en suis sûre. Heureusement que nous avons le Révérend Hampton parmi nous..."

Chandler : "Appelez-moi Chandler"

Lucy : "... Chandler... Si je suis ici c'est parce que mon père a eu l'idée d'organiser un second service dominical en fin de journée, mais aussi parce que Chandler a tenu à ce que j'inaugure ce nouveau rendez-vous.

Je suis une Camden et je suis aussi un futur pasteur. Ce texte sera donc mon premier sermon."

"Genèse 2, Verset 2 et 3 : Il se reposa au septième jour de l’œuvre qu'il avait fait, et Dieu bénit le septième jour et se le consacra."

"Il n'y a pas encore si longtemps, tout le monde se reposait le dimanche. Ce n'était pas un jour tout à fait comme les autres. Le matin, on priait ensemble à l'église, et l'après midi on se reposait chez soi. On pouvait prendre un peu de temps pour discuter, pour lire, pour se distraire... mais aussi pour réfléchir à ce que l'on faisait, à ce que l'on était, à tous les événements de la semaine qui venait de se terminer.

Il n'y a pas si longtemps, les commerces étaient fermés pour toute la journée. Si on sortait de chez soi, c'était qu'on voulait aller rendre visite à sa famille ou à l'un de ses amis auquel on tenait. Comme ça, simplement pour aller dire Bonjour, pour voir comment il allait. Et quand le soir tombait sur cette journée particulière, tout le monde était reposé et attendait avec impatience la semaine à venir. Tout le monde prenait alors de bonnes raisons résolutions, être plus gentil, être encore meilleur, plus travailleur...

Il n'y a plus de dimanche aujourd'hui.

Quand nos parents étaient petits, ils profitaient de leur dimanche. Ils avaient 52 jours de plus par an, et encore, à cette époque, les enfants avaient de vraies vacances d'été. Trois mois de jeux, de rires, de liberté. Trois mois sans école, sans devoir. Trois mois de vraie enfance en plus... L'été, tout était différent. Les nuits étaient plus longues, les soirées plus chaudes, les enfants restaient debout plus tard et ils faisaient la grâce matinée le lendemain.

Aujourd'hui, c'est fini. Les écoliers n'ont plus le droit à ses vraies vacances d'été, ils ont perdu trois mois d'enfance par an... Et nous avons perdu aussi nos dimanches. Il y a des gens qui pensent que c'est une bonne chose et qu'ils ont 52 jours de plus à consacrer à des activités sérieuses. Tous les gens ont du travail à rattraper quand arrive le dimanche, même les enfants. Parce qu'on a tellement de travail et de devoirs qu'on a pas le temps de tout faire pendant la semaine. C’est vrai qu'on ne travaille pas tous les Dimanches mais on est tout de même aussi actif que si c'était un jour ordinaire.

Et nous nous demandons pourquoi nos enfants grandissent si vite? Pourquoi de pauvres gens cherchent l'oubli dans la drogue? Pourquoi on donnerait tout pour un peu de tendresse, quitte à mettre en péril une relation en précipitant son évolution naturelle? Serait-ce en partie parce que nous avons, aujourd'hui, 52 jours de moins à consacrer à la réflexion, à la détente et aux discussions avec des gens à qui nous tenons?

En tout, cela fait 520 jours de congés qu'on nous vole tous les 10 ans. Multiplié par 2, ça donne 1040 en 20 ans. Ma vie a déjà raccourci de plus de mille jours parce que le dimanche est devenu une journée comme les autres. Je me sens fatiguée et stressée et je m'énerve trop facilement car je n'ai pas le temps de faire ce que j'ai à faire et encore moins de faire ce que j'ai envie de faire. Et j'ai à peine 21 ans, comment je me sentirais quand j'aurais l'âge de mes parents?

Leur génération est déjà stressée, alors vous imaginez la notre. Je crains que nos Dimanches ne soient à jamais perdu à moins que nous ne fassions un effort. Nous avons une bonne raison de résister : En perdant nos Dimanches, nous perdons une part de nous même. Je trouve que ça valait bien un sermon alors merci à tous de m'avoir écouté, et que Dieu vous bénisse."

 
     

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