Saison 1 en VF



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6.18 "La bague au doigt"



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2

2.07. TOT OU TARD

 

CETTE NUIT, LA FAMILLE CAMDEN SONT AU LIT.
 

ERIC ET ANNIE DORMENT TRANQUILLEMENT.

 

MATT DORT AVEC SON BALADEUR. DES QU’IL ENTEND DE LA MUSIQUE, IL COUPE LE SON.
 

LA VOIX DU REPONDEUR SE FAIT ENTENDRE DANS LA CHAMBRE DE MARY ET LUCY.

LE REPONDEUR (entendu quatre fois) : « Si vous souhaitez passer un appel, veuillez raccrocher et recomposer le numéro. »

 

SIMON, QUANT À LUI, EST REVEILLE PAR SON AMI, STAN, QUI OCCUPE LE LIT DE ROSIE. CELLE-CI DORT AVEC SES DEUX GRANDES SŒURS.

STAN (en hurlant) : Hm ! Non ! Non ! Non ! Han ! Han ! Non ! Ne fait pas ça ! (Gémissement de Happy) S’il te plaît !

HAPPY ABOIE. SIMON SE REVEILLE ET DESCEND DE SON LIT.

STAN : Non ! (Happy aboie deux fois) Non ! Arrête ! Han ! Han ! Han !

SIMON (en le secouant) : Réveille-toi, Stan ! Stan, réveille-toi ! Allez ! Tu fais un cauchemar.

ERIC ET ANNIE, QUI LES ONT ENTENDUS CRIER, ARRIVENT. ERIC ALLUME LA LUMIERE.

ERIC : Qu’est-ce qui se passe ? Ca va, les enfants ?

SIMON : Ouais ! Ouais, ça va. Stan était en train de faire un cauchemar

STAN : Oui, excusez-moi.

ANNIE : Oh ! Ce n’est pas grave. C’était quoi, ton cauchemar ?

STAN : Je n’en sais rien. Je ne me souviens pas.

SIMON : On se racontait des histoires d’horreur avant de s’endormir. Un … un cri dans la nuit et puis, au premier, la sonnerie du téléphone. Tout le monde part en voiture, mais en arrivant à la maison, il y a un crochet à la place des poignées des portières de la voiture.

ANNIE : Pour les cauchemars, on ne pouvait pas trouver mieux … Vous allez vous rendormir, maintenant.

SIMON : Ca va aller.

ANNIE : Allez, bonne nuit.

ELLE EMBRASSE STAN ET SIMON ET PUIS, RETOURNE DANS SA CHAMBRE.

ERIC : Tu es sûr ?

SIMON : Papa, pour être beau, il faut du repos, alors, laisse-nous dormir, maintenant.

ERIC : Pour être beau ?

SIMON : Ouais. L’hérédité ne fait pas tout. (Grognement de Happy)

ERIC : Excuse-moi.

IL S’EN VA EN ETEIGNANT LA LUMIERE.

STAN (à Simon) : Hé ! Merci d’avoir inventé cette histoire. C’était bien.

SIMON : Finalement, je n’ai rien inventé. Tout ce que tu m’as raconté était vraiment effrayant.

STAN : Je sais, Simon. Mais je compte sur toi. Tu ne le répètes à personne. Tu m’as promis ?

SIMON : Promis, juré. Je t’ai donné ma parole. Je ne dirai rien … Viens, Happy, viens ! T’es gentille. T’es une bonne chienne (Simon met Happy à côté de Stan) Elle est moins peureuse qu’elle en a l’air.

STAN : Merci.

SIMON : Pas de quoi.

SIMON ET STAN SONT SUR LE POINT DE SE RENDORMIR.


 

GENERIQUE


 

SIMON ET STAN SONT DANS LA COUR EN TRAIN DE JOUER AU BASKET.

SIMON (après avoir terminé de jouer) : A quelle heure ta sœur devait venir te chercher, exactement ?

STAN (en regardant sa montre) : Elle aurait dû passer il y a vingt minutes. Elle est toujours en retard. (Simon se désaltère) Je n’ai pas vraiment envie de rentrer chez moi. (Stan se désaltère)

SIMON : Tu sais, peut-être que tu pourras revenir et rester dormir, ce soir.

STAN : Tu crois ?

SIMON : Ouais, il faut demander à tes parents.

STAN : Mais les tiens seront d’accord ?

SIMON : Ca leur est égal. Ne t’inquiète pas pour le reste. On trouvera une solution pour ça aussi.

STAN : Non, je ne crois pas.

SIMON : J’en suis sûr et tout va bien se passer.

SIMON LUI RENVOIE LE BALLON.

STAN (en riant) : Hm !


 

LES TROIS SŒURS CAMDEN SONT DANS LA CHAMBRE DE MARY ET LUCY.

LUCY (au téléphone) : J’adore ce centre commercial. Il y a toutes les boutiques. (…) Hum !

MARY RAMASSE LES AFFAIRES DE ROSIE ET LES LUI DONNE.

ROSIE (à Mary) : Merci.

MARY : Je t’en prie.

ROSIE : Ca va vite comment cent trente kilomètres à l’heure ?

MARY : Très vite.

LUCY (au téléphone) : Génial ! Je serai prête. A tout à l’heure. (Elle décroche)

MARY : Je ne connais personne qui soit aussi excité à l’idée d’aller dans un centre commercial.

LUCY : Ce n’est pas seulement le fait d’aller au centre commercial, c’est de voir tout ce qui se passe au centre commercial : les néons, les lumières qui clignotent, l’air qu’on y respire …

MARY : … et qu’on fait circuler en circuit fermé des centaines de fois.

LUCY : Je sais, oui. C’est comme un parfum qui sent … qui sent les boutiques. (Rosie et Mary se regardent discrètement) A ma mort, je veux que mes cendres soient jetées depuis le balcon du niveau huit. Comme ça, elles se répandront partout et … elles se poseront sur les plantes et … et une bonne partie sera aspirée dans les conduits d’aération, le reste ira dans le mécanisme des escalators. Et de cette façon, un peu de moi fera partie du centre commercial éternellement. (Elle se lève)

MARY : Tu es folle à lier. (Lucy se tourne vers Mary)

ROSIE : Oui, folle à lier.

LUCY : En plus de ça, j’adore aller me balader avec mes copines.

MARY : Ah oui ! C’est vrai. J’ai oublié que tu sortais avec des filles formidables.

LUCY : Tu es jalouse que j’aie des amies.

MARY : Oooh ! Et moi qui me donne du mal pour le cacher.

ROSIE : Mais ça va vite comment exactement, cent trente kilomètres heure ?

LUCY : Vraiment très vite.

MARY : Ecoute, je ne sais pas comment te l’expliquer, mais j’y arriverai, tôt ou tard.

ROSIE : Et c’est quand, tôt ou tard ?

MARY : C’est un moment situé dans le futur, mais on ne sait pas vraiment quand.

ROSIE : Et ça, t’en es sûre ?

MARY : Quoi ?

ROSIE : De tôt ou tard ?

MARY EN A ASSEZ DE CETTE QUESTION. AVEC BEAUCOUP D’ENERGIE, ELLE SORT ROSIE DU LIT.

ROSIE : Hé ! (Ricanements)

PUIS, ELLE LA TRANSPORTE DANS UNE AUTRE PIECE.

MARY : Va demander à Matt.

ROSIE : Il ne saura pas.

MARY : Je crois que je vais faire un tour avec toi au centre commercial.

LUCY : Alors là, n’y compte pas, hein. Ce sont mes copines, c’est ma virée et t’es pas invitée.

MARY : Wouh !

ROSIE : Ca ne fait rien. Nous aussi, on va se faire notre virée à nous. Hm ?


 

SIMON ET STAN CONTINUENT À JOUER DANS LA COUR. MATT ARRIVE AVEC KAREN, LA SŒUR DE STAN.

KAREN : Salut !

STAN : Salut, Karen !

KAREN : Désolée pour le retard, j’avais des trucs à faire.

STAN : Ce n’est pas grave.

KAREN : Ca va ? Tu t’es bien amusé ?

STAN : Oui, c’était vraiment formidable.

SIMON : Oui, justement. On s’est si bien amusé qu’on se demandait si Stan pouvait redormir ici, ce soir. C’est d’accord avec mes parents.

KAREN (à Simon) : Moi, je veux bien, mais Stan t’appellera après avoir demandé à nos parents.

SIMON : Super.

KAREN (à Stan) : Bon, t’es prêt ?

STAN : Oui, je vais juste aller prendre mon sac.

KAREN : Dépêche-toi, j’ai pas mal de choses à faire, encore.

SIMON ET STAN S’ABSENTENT QUELQUES INSTANTS. MATT ADMIRE KAREN.

MATT : Ouais. Très sympa, ta ceinture.

KAREN : Merci.

MATT : Et ce B, ça veut dire quoi, exactement ?

KAREN : C’est mon surnom, Babydoll. Presque tout le monde m’appelle comme ça.

MATT : Tout le monde, sauf Stan.

KAREN : Ce n’est pas très étonnant, Stan a du mal à suivre le mouvement.

MATT : Oui, ce doit être une question d’âge, j’imagine.

KAREN : Probablement.

SIMON ET STAN REVIENNENT.

KAREN : Ca y est ?

STAN (à Simon) : Je t’appelle dès que je sais.

SIMON : D’accord.

MATT : A tout à l’heure, Stan. (à Karen) Ravi de t’avoir rencontrée.

KAREN : Ouais. Merci de vous être occupé de mon frère.

MATT : Oh ! Je t’en prie.

KAREN ET STAN S’EN VONT.

MATT : Quand est-ce que les parents ont dit que Stan pouvait revenir ?

SIMON (en lançant le ballon) : Tout à l’heure. Un moment où t’étais pas là. (Le ballon est dans le panier)

MATT : Ouais, tu parles !

ENTRETEMPS, KAREN ET STAN SE PARLENT.

KAREN : En me voyant, ton copain avait l’air bizarre. Qu’est-ce que tu lui as dit ?

STAN : Rien du tout. (Karen se retourne)

KAREN : Tu as bien fait de ne rien dire.

STAN : C’est toi qui me l’as défendu et je n’ai rien dit. Je te jure que je n’ai pas du tout parlé.

KAREN NE DEMANDE QU’À LE CROIRE. STAN MONTE DANS LA VOITURE ET ATTACHE SA CEINTURE.


 

DANS LA CUISINE, ERIC SE SERT DU CAFE ET SE MET À REGARDER PAR LA FENETRE. ANNIE ARRIVE AVEC UN PANIER DE FLEURS.

ERIC : Tu viens de rater la sœur de Stan.

ANNIE : Ah oui ? Et comment elle est ?

ERIC : C’est quelqu’un d’assez … hmm … intéressant.

ANNIE : A quel point de vue ?

ERIC : Hem … Stan n’avait pas vraiment l’air dans son assiette.

ANNIE : Oooh ! Est-ce que tu as vu dans quel état était Simon, ce matin ? Ca se passe comme ça, chaque fois qu’ils invitent des amis. Ils ont sûrement dormi une heure à tout casser, hier soir.

ERIC : Et le cauchemar du copain ?

ANNIE : Le manque de sommeil, les hot-dogs, le piment dans la sauce, les différentes brochettes, le soda à l’orange … Il est tout à fait étonnant qu’il n’ait pas vomi.

ERIC : J’espère que c’est ça.

ANNIE : J’espère aussi.

MATT ARRIVE AVEC ROSIE.

ROSIE (à Matt) : Mais c’est très, très vite comment exactement, cent trente kilomètres heure ?

MATT : Franchement, je ne sais pas.

ROSIE : Pourquoi tu ne sais pas ?

ON SONNE À LA PORTE.

MATT : J’y vais.

IL SORT DE LA MAISON.

ERIC : Alors, ma Rosie. (Il la prend dans ses bras) Dis-moi, c’est quoi, ton programme aujourd’hui ?

ROSIE : Je ne sais pas. Je préfère garder mon samedi libre pour le moment. Comme ça, si Mary et Lucy vont quelque part, je peux aller avec elles, si elles veulent bien.

ERIC : Ah oui ? Et ça se présente bien ?

ROSIE : Eh bien, Lucy va au centre commercial, mais elle reviendra tôt ou tard à la maison, car elle revient toujours.

ERIC : Ca, c’est sûr.

ROSIE : Et Mary fait le ménage dans sa chambre. Mais elle finira tôt ou tard. C’est toujours comme ça.

ANNIE : Et si on appelait Lynn ou Skyler pour voir si elles ont envie de venir jouer ?

ROSIE : Pourquoi faire ? J’ai deux sœurs parfaitement gentilles ici qui peuvent jouer avec moi, aujourd’hui, tôt ou tard.

ANNIE : Hm ! Ce « tôt ou tard »-là n’est pas tout à fait … hm … correcte.

ROSIE : Il est presque correct.

ANNIE : Ah ?

ROSIE : Je vais continuer à m’entraîner

ANNIE : C’est une excellente idée. (Eric lâche Rosie) Hm ! Ma puce, j’ai beaucoup de choses à faire, aujourd’hui. Alors, si tu veux me donner un coup de main, surtout n’hésite pas.

ROSIE (en pointant un doigt) : Je te donnerai ma réponse … Enfin, tôt ou tard.

ROSIE S’EN VA. ERIC ET ANNIE SOURIENT.


 

DANS SA CHAMBRE, LUCY PREPARE SES AFFAIRES POUR FAIRE SA PETITE ESCAPADE AU CENTRE COMMERCIALE. APRES QU’ELLE SE SOIT ECLIPSEE DE LA PIECE, MARY SE LEVE ET JETTE UN COUP D’ŒIL DANS SON SAC. QUELQUES SECONDES PLUS TARD, LUCY REVIENT ET LA PREND SUR LE FAIT.

LUCY (en criant et se débattant) : Mais de quoi je me mêle ?

MARY : Tu caches quelque chose … Arrête de jouer avec moi, je sais bien que tu mijotes quelque chose. Ca m’aiderait beaucoup à organiser ma journée d’avoir une idée de ce qui risque d’arriver.

LUCY : Quoi ?

MARY : Est-ce que je dois rester à côté du téléphone histoire d’intercepter un appel pour toi ou bien prévenir Matt qu’il faudra faire un saut au centre commercial pour te chercher ou bloquer l’argent de poche de tout le monde, ce qui m’oblige à négocier avec Simon tout de suite, ce qui est une autre paire de manche, ou est-ce que je vais devoir fouiller dans toutes les tirelires ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que quand tu mijotes un sale coup, ça me donne beaucoup de travail. Alors, ce qui me ferait très plaisir, c’est d’avoir une petite idée du programme des réjouissances.

LUCY : Hm ! Je vais me promener au centre commercial avec deux copines, un point, c’est tout. Et pour ton information, ce que je fais ne te regarde pas.

MARY : J’aimerais bien.

LUCY : Et moi, j’aimerais bien que tu respectes ma vie privée.

MARY : Ce serait beaucoup plus facile si tu te montrais un peu plus discrète

MATT (entendu dans la pièce d’à côté) : Lucy ! Tes copines sont là !

MARY : Ecoute, si tu essaies de cacher ton plan, c’est parce que ça doit vraiment être stupide, alors, quoi que cela puisse être, ne le fais pas. S’il te plaît !

LUCY (d’un air méchant) : Tu dis n’importe quoi.

ELLE SORT DE LA CHAMBRE ET S’APPRETE A SORTIR.


 

SIMON LIT UNE REVUE DANS SA CHAMBRE. MATT ARRIVE EN FRAPPANT À LA PORTE.

MATT : Qu’est-ce que fais ?

SIMON : J’apprends les courants ascendants.

MATT : Pourquoi faire ?

SIMON : Je crois que ça pourra m’être utile un jour.

MATT : Hm … possible. (Il caresse Happy) Il est assez sympa, ton copain Stan. Par contre, sa sœur, elle me donne l’impression de ne pas être très commode.

SIMON : Ouais, c’est vrai, mais nous aussi, on a Lucy.

MATT ECLATE DE RIRE.

MATT : T’as remarqué sa ceinture ?

SIMON : Ouais, elle est si grosse qu’au début, je croyais que c’était quelque chose comme une ceinture de la Fédération Mondial de Catch mais … après, Stan m’a dit qu’en fait, le B, c’était l’initiale de Babydoll

MATT : Hm … c’est joli, comme surnom.

SIMON : Eh bien, ce n’est pas mon préféré, en tout cas.

MATT : Non … non … bouboule, ça t’irait beaucoup mieux. Hm ?

SIMON LUI DONNE UNE GRANDE TAPE. MATT ECLATE DE RIRE.

MATT : Tout de même, je trouve ça curieux. J’ai eu des garçons au lycée qui avaient le même genre d’insigne tatoué sur les mains et sur les bras. Mais c’est l’initiale de « Blackburn 16 », le gang. Je ne crois pas que la ceinture de Karen ait quoi que ce soit à voir avec Babydoll. A mon avis, elle est dans leur gang. Qu’est-ce que t’en penses ?

SIMON (après un moment de silence) : J’ai promis à Stan de n’en parler à personne. Je … je ne veux pas qu’il ait des ennuis.

MATT : Si la sœur de Stan est dans un gang, il est déjà en danger, crois-moi.

SIMON : Oui, mais on va chercher une solution ensemble. C’est pour ça qu’il revient dormir ici, ce soir, pour qu’on imagine un plan.

MATT : Ce n’est pas avec votre plan qu’il s’en sortira. Vous n’avez pas les épaules assez larges.

SIMON : On peut encore agir et c’est maintenant qu’on doit le faire. Et si tu connais un moyen, dis-nous lequel.

MATT : Je connais un moyen. Je vais en parler à papa et maman. (Il se lève et s’apprête à quitter la chambre)

SIMON (en le retenant) : Non ! Attends, Matt ! Ne fais pas ça. S’il te plaît, j’ai donné ma parole, ma parole d’honneur. Je lui ai promis.

MATT : Eh ben, pas moi. Je vais chercher de l’aide.

SIMON (en le retenant) : Non ! T’as pas le droit de le répéter.

MATT : Je dois leur parler, Simon.

SIMON : Mais je te faisais confiance.

MATT : Je n’ai pas le choix.

SIMON : J’aimerais mieux que tu ne sois pas mon frère.

MATT PART EN CLAQUANT LA PORTE. SIMON TEMOIGNE SON PLUS GRAND MECONTENTEMENT.

SIMON (en s’énervant) : Hmm !


 

MATT PARLE DE LA SŒUR DE STAN À SES PARENTS, MALGRE L’HUMEUR DE SIMON.

MATT : J’ai dit à Simon que je pensais que la sœur de Stan portait un insigne de gang sur sa ceinture et je sais par Simon qui le tient de Stan qu’elle fait partie de ce gang : Blackburn 16.

ERIC : Ah ! Je comprends que Stan fasse des cauchemars.

MATT : Tu m’étonnes.

LE TELEPHONE SONNE. ANNIE DECROCHE.

ANNIE : Oui, allo. (…) (tout bas à Eric et Matt) C’est la maman du petit. (tout haut) Oui ? (…) Euh … Ah non ! Bien sûr. Nous, nous sommes parfaitement d’accord pour que Stan revienne dormir chez nous, ce soir, mais … (…) Non, Simon vous a dit la vérité. Stan ne nous dérange absolument pas et nous serons ravis de l’avoir à nouveau. (…) Parfait. (…) Parfait. C’est … c’est toujours un plaisir. Au revoir, madame. (Elle raccroche) Simon n’a pas perdu de temps.

MATT : Euh … j’ai oublié. Simon a dit à la sœur de Stan que vous étiez d’accord pour qu’il revienne dormir, ce soir.

ANNIE : Il a eu tout à fait raison de le faire, seulement, je … euh … je ne sais pas de quelle manière on doit réagir face à une telle situation.

ERIC : Tu sais, je ne crois pas qu’il y ait une solution type à ce genre de problème. Nous allons devoir avancer étape par étape.

ANNIE : Oui, sans doute, tu as raison. Tu as une idée de ce que la prochaine étape pourrait être ?

ERIC : Ouais, en parler avec ses parents. Mais avant, je vais aller voir Simon.

MATT : Eh ben, bonne chance. J’en ai parlé avec lui, il a regretté que je sois son frère.

ANNIE : Voyons, il a dit ça sous le coup de la colère, tu le sais parfaitement.

MATT : Ouais … ça lui passera.

ERIC : Je ferai en sorte que ça lui passe encore plus vite.

ANNIE : Le plus tôt sera le mieux, s’il te plaît.

ERIC : Ouais.


 

AU CENTRE COMMERCIAL, LUCY SE PROMENE AVEC DEUX AMIES : LAUREN ET TERRI. ENSUITE, ELLES SE CHANGENT TOUS LES TROIS DANS LES TOILETTES.


 

ERIC EST DANS LE BUREAU. SIMON ARRIVE AVEC HAPPY.

ERIC : La maman de Stan a appelé. On est d’accord pour qu’il revienne dormir, ce soir.

SIMON : Excuse-moi si je ne vous ai pas demandé la permission avant. Mais c’était relativement urgent et … à cause de Matt, vous devez probablement savoir pourquoi.

ERIC : En fait, grâce à Matt, ta maman et moi, nous le savons. Il y a effectivement urgence. Je me réjouis que tu le reconnaisses et que tu aies fait appel à ton frère.

SIMON : Je n’ai pas fait appel à Matt pour qu’il m’aide. J’avais promis à Stan de n’en parler à personne mais alors Matt, d’une façon sournoise, est venu parler avec moi et il me l’a fait dire pour aller le répéter à tout le monde.

ERIC : Maman et moi, ce n’est quand même pas tout le monde.

SIMON : Mais ça revient au même. Comment il a pu me faire une chose pareille ? J’avais donné ma parole d’honneur à Stan. Je lui avais promis.

ERIC : Matt a fait ça pour toi et pour ton copain.

SIMON : Si Matt voulait vraiment aider Stan ou bien moi, il nous aurait aidé à trouver un plan, au lieu de parler et de me faire rompre ma promesse.

ERIC : Matt est grand. Il y a des choses qu’il peut savoir et que tu ignores. On apprend pas mal de choses avec les années. Il est possible qu’en voyant Stan et en analysant la situation, il ait perçu des choses que tu ne pouvais pas voir.

SIMON : Stan n’est pas son copain. C’est le mien. Je crois que j’en sais un petit peu plus à propos de sa situation que Matt.

ERIC : Simon, nous avons compris que Stan avait un problème avant même que Matt ait dit quelque chose. On s’est rendu compte que Stan faisait des cauchemars. On s’est rendu compte qu’il était assez nerveux quand sa sœur est venue le chercher et puis enfin, toi, tu l’as invité à revenir ce soir sans nous le demander d’abord. C’est quelque chose que tu ne fais jamais.

SIMON : Non, c’est vrai. Je ne le fais jamais.

ERIC : Ouais, ben, tu vois … Ecoute, maman et moi, nous voulions t’en parler. Matt nous a seulement précédés.

SIMON : S’il m’a fait parler, c’est parce qu’il m’a pris au dépourvu.

ERIC : Peut-être que tu t’es confié parce que inconsciemment, tu en avais envie et tu savais que ton grand frère pouvait t’aider.

SIMON : Tu as peut-être raison.

ERIC : Il faut que tu saches que maman et moi, on ne peut pas être avec vous vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Donc, on doit pouvoir compter sur vous pour régler un certain nombre de problèmes vous-mêmes et aussi pour savoir quels sont les problèmes que vous ne pouvez pas régler tous seuls. (Simon pousse un énorme soupir) Savoir faire le tri fait partie de l’apprentissage de la vie et Matt a très bien réagi. En fait, il réagit pour le bien de tous.

SIMON : De tous, peut-être mais pas du mien. C’est vrai, Stan va croire que j’ai trahi sa confiance. Matt va me faire passer pour un traître et je ne lui ferai jamais plus confiance.

ERIC : J’ai déjà éprouvé ce que tu ressens, Simon. Mais je suis sûr que pour une affaire aussi importante, tu finiras par admettre que ton frère a fait ce qu’il fallait faire.

SIMON SOUPIRE, SE LEVE, SORT DE LA PIECE ET CROISE ANNIE QUI Y ENTRE.

ANNIE : Alors ?

ERIC : Comment peut-on être aussi jeune et aussi borné ?

ANNIE : Oooh ! Il finira par se lasser et il oubliera … tôt ou tard. Hm ?

ERIC LUI SOURIT.

ERIC : J’espère … Je ferai bien de m’activer, moi aussi. Je vais voir ce que le Sgt. Michaels sait au sujet de ce gang et ensuite, j’irai directement chez Stan.

ANNIE : Bonne chance. (Ils s’embrassent)

ERIC : C’est incroyable. On ne sait pas ce que peut faire un enfant quand on a le dos tourné.

ILS S’ELOIGNENT.


 

AU CENTRE COMMERCIAL, UNE DAME FAIT TOMBER SON SAC. LUCY LE RAMASSE.

LA DAME : Merci.

LUCY : Je vous en prie.

LUCY ET SES DEUX AMIES SE RETROUVENT. ELLES SONT MAQUILLEES, PORTENT DES TENUES SEXY ET DES HAUTS TALONS.

TERRI : Bon. Les filles, c’est le moment de synchroniser nos montres. On devrait être revenues et avoir le temps de se changer avant que nos mères reviennent nous chercher. Compris ?

LUCY : Réglé.

LAUREN : Réglé.

TERRI : Réglé. A nous, le monde.


 

ANNIE EST DANS LA CUISINE. MARY DESCEND DE SA CHAMBRE.

ANNIE : Mary, euh … fais-moi plaisir et va me chercher Rosie. J’aimerais bien qu’on fasse un tour au centre commercial, toutes les trois.

MARY : D’accord.

ANNIE : Il y a un problème ?

MARY : Non, on est en train de jouer à cache-cache.

ANNIE : Eh bien, si c’est toi qui te caches, ta cachette n’est pas formidable. Et si c’est toi qui cherches, tu devrais t’y mettre.

MARY : Je vais m’y mettre.

ANNIE : Merci.

MARY : Maman, tu ramèneras Lucy plus tôt que prévu, je suppose ? (Annie fait oui de la tête) Mais elle ne s’attendra pas à te voir arriver.

ANNIE (en secouant la tête) : C’est pour ça qu’on m’appelle « maman ».

MARY : Oooh !

ELLE QUITTE LA PIECE ET CHERCHE ROSIE. ARRIVEE DANS LA SALLE DE BAIN, ELLE SE MET A LA CHERCHER DANS LA BAIGNOIRE ET DANS LE COFFRE RESERVE AUX VETEMENTS SALES, PUIS DANS LES TOILETTES. NE LA TROUVANT PAS, MARY POUSSE UN ENORME SOUPIR. PUIS, ARRIVEE DANS LE CORRIDOR ELLE EXAMINE LA PENDERIE. AUCUNE TRACE DE ROSIE.

MARY : Bon, d’accord, Rosie, tu as gagné. Allez, montre-toi. (en criant) Tu peux sortir ?

ANNIE ARRIVE.

ANNIE : Hm … hm … Chérie, comment est mon rouge ? Je n’en ai pas trop mis ?

MARY : Si.

ANNIE : Ah ! Merci. (Elle s’essuya la bouche)

MARY : Maman, je ne trouve pas Rosie. Je suis désolée, mais elle a disparu. Elle s’est cachée quelque part et je ne sais pas où.

ANNIE : Hm ! Je sais où elle est mais ce n’est pas moi qui ai promis de la trouver. Alors, cherche-la et trouve-la vite, ma chérie. Je suis prête et je n’attends plus que vous.

ANNIE S’EN VA.

MARY (excédée) : D’accord.

ELLE S’EN VA LA CHERCHER DANS LA CHAMBRE DE SIMON.


 

DANS LA CHAMBRE DE CE DERNER, MATT ESSAIE DE LUI PARLER.

MATT : Allez, parlons-en. Comme ça, ce sera fait.

SIMON (en changeant de sujet) : Ah ! Il y a un courant ascendant.

IL OUVRE UN PARAPLUIE.

MATT : Il n’y a pas de courant ascendant dans ta chambre et tu vas encore faire une bêtise.

IL LUI REPREND LE PARAPLUIE ET LE FERME

SIMON (en criant) : Hé !

MATT : Ca porte malheur d’ouvrir un parapluie dans une maison.

SIMON : Et ça porte aussi malheur de t’avoir comme grand frère.

MATT EST TOUJOURS SOUS LE CHOC.

MATT (tout bas) : Euh … oui.

MARY ARRIVE.

MARY : On va au centre commercial.

MATT (la tête ailleurs) : Super.

MATT S’APPRETE A QUITTER LA PIECE.

MARY : Dès que j’aurais mis la main sur Rosie.

SANS UN MOT, SIMON MONTRE CETTE DERNIERE DU DOIGT. ELLE DORT DANS LE LIT DU BAS.

MARY : Mais pourquoi tu ne m’as pas dit qu’elle était cachée là ?

SIMON : Je ne savais pas qu’elle se cachait. Je croyais qu’elle dormait, ce qu’elle fait souvent, d’ailleurs. (On l’entend même ronfler) Ca aussi, elle le fait souvent.

MARY S’APPROCHE DE ROSIE POUR LA REVEILLER.

MARY : Debout !

MARY RABAT SA COUVERTURE.

ROSIE : Hmm ! Où t’étais passée ? Ca fait des heures que je suis dans cette planque.

MARY : Je sais, excuse-moi, Rosie. Il faut y aller, maman veut nous emmener au centre commercial.

ROSIE : J’adore le centre commercial. Ca sent vraiment bon, partout.

MARY SE RETIENT DE RIRE ET FAIT SORTIR ROSIE DE SON LIT.

ROSIE : Ah ! Hou !

MARY : Allez ! Debout.

SIMON, LUI, SE MET À RICANER.


 

ERIC SE REND CHEZ LES PARENTS DE STAN. (LEUR NOM : JOE ET JOAN) 

JOE (à Eric) : Vous êtes sûrs d’avoir bien compris ? (Pas de réponse) Je ne peux pas croire que ma fille fasse partie d’un gang.

JOAN : Stan est fatigué, en ce moment. C’est vrai, mais … il fait une poussée de croissance et il est toujours fatigué quand il prend un centimètre ou deux.

ERIC : Je suis désolé, je sais que Ca a été un choc pour vous. (Joan soupire) Vous pouvez le dire.

JOE : Il y a dix minutes, tout allait parfaitement bien. Et maintenant, ma fille est dans un gang et nos deux enfants sont en danger. C’est très réconfortant que quelqu’un d’autre comme vous sache ce que nous ressentons.

ERIC : Je sais le genre de crainte que les parents éprouvent pour leurs enfants.

JOAN : Je n’arrive vraiment pas à le croire. Evidemment, je … je savais qu’un jour, nous allions devoir parler des gangs à Stan, mais pas à notre fille.

ERIC : De ce point de vue, les gangs donnent les mêmes chances aux filles qu’aux garçons. Vous n’avez jamais parlé de cela avec Karen ?

JOE : Nous n’avions aucune raison de parler avec Karen ou avec Stan de ce problème.

JOAN : Il est vrai que depuis quelque temps, ça ne va pas très bien entre eux. Mais, euh … Karen passe beaucoup de temps avec ses amis … Et pour nous, Stan se sentait seulement un peu jaloux et rejeté par sa sœur. Mais voyant cela, nous avons essayé de leur faire passer plus de temps l’un avec l’autre. Oooh ! Ca n’a pas marché.

ERIC : Voyons, vous avez fait ce que vous pouviez pour eux, c’est tout.

JOE : Je ne crois pas qu’on soit plus avancé, maintenant.

ERIC : Ouais, je comprends. N’avez-vous rien remarqué d’inhabituel dans les affaires de Karen ? Dans sa chambre ?

JOE : Vous voulez dire « est-ce qu’on a vu un membre de gang qui furetait dans les tiroirs de commode de notre fille ? »

ERIC : Non …

JOE : Non, nous ne fouillons pas dans les affaires de nos enfants.

ERIC : Ecoutez, je ne le fais pas non plus, mais dans des cas comme celui-ci, on trouve dans les maisons, du matériel utilisé par les gangs.

JOE : Des cas comme celui-ci ? Mais nous ne sommes pas un cas et nous avons confiance en nos enfants.

ERIC : J’ai également confiance en mes enfants et je dois avouer que je n’ai pas idée de ce qu’ils peuvent faire en mon absence et les possibilités deviennent de plus en plus terrifiantes.

JOE (à son épouse) : Il faut que nous en parlions.

ERIC : Ouais, je comprends. (Il se lève) Je … je vous remercie de m’avoir écouté.

JOAN : Stan a déclenché tout ce remue-ménage en disant quelque chose à Simon ?

ERIC : C’est ce que j’ai cru comprendre.

JOAN (à son époux) : Allons jeter un coup d’œil dans sa chambre. Je ne savais pas où regarder jusqu’à aujourd’hui. Je ne savais même pas que je devais regarder. Mais maintenant, je sais que j’aurais dû être plus attentive à mes enfants, leurs fréquentations, enfin tout. Allons-y !

IMMEDIATEMENT, JOE ET JOAN FOUILLENT LA CHAMBRE DE KAREN.

JOE : Je ne sais pas très bien ce qu’on cherche, mais je suis sûr d’une chose, c’est qu’on ne l’a pas trouvé.

ERIC : Je suis vraiment navré. Enfin, je suis plutôt … content de m’être trompé mais, je regrette d’avoir fait intrusion dans votre vie privée, mais porter des accusations apparemment infondées.

JOE : Infondées, en effet. Mais je me réjouis aussi que vous ayez tort.

ERIC FAIT OUI DE LA TETE ET S’APPRETE A PARTIR.

ERIC : J’espère, néanmoins que vous laisserez Stan dormir chez nous, ce soir. J’aurais une mauvaise conscience si tout cela devait compromettre les projets des petits.

JOAN : Non, bien sûr, Stan peut dormir chez vous. C’est bien qu’il puisse avoir Simon pour ami. J’aimerais simplement avoir le fin mot de cette histoire.

ERIC : Moi aussi. Encore une fois, acceptez toutes mes excuses.

JOE : Je me réjouis qu’on ne se soit pas trompés sur nos enfants.

ERIC SORT DE LA MAISON DE STAN ET SE MET À SOUPIRER.


 

LUCY ET LES DEUX FILLES SE RENDENT AU PREMIER ETAGE DU CENTRE COMMERCIAL. ELLES SE PROMENENT ET APERCOIVENT, SUR LEUR CHEMIN, DES TAS DE GARCONS.

TERRI (à Lucy) : Pfff ! Ma veste fait un effet bœuf sur toi. Elle te va vraiment bien.

LUCY : C’est vrai ?

TERRI : Oui, je t’assure. Ne regarde pas tout de suite, mais il y a un mec canon à bâbord, Lucy. Et il a les yeux rivés sur toi, apparemment.

C’EST JIM, LE CHEF DE SECURITE.

JIM : Salut. Ca va ?

TERRI : Ca va très bien, jeune homme et vous ?

JIM : Je n’ai pas à me plaindre. Mesdemoiselles, je crois que vous allez avoir rapidement besoin de mes services.

LAUREN : Et pourquoi ?

JIM : Parce que des personnes aussi gentilles et mignonnes que vous ont forcément besoin de protection.

TOUTES LES TROIS ECLATENT DE RIRE. JIM REGARDE LUCY.

JIM : Bonjour, je m’appelle Jim.

LUCY : Contente de vous connaître, Jim.

TANDIS QUE ANNIE, ROSIE ET MARY SONT EN VOITURE DANS LE PARKING SITUE DEVANT LE CENTRE COMMERCIAL.

ROSIE : Cent trente kilomètres à l’heure, ça veut dire quoi, exactement ?

ANNIE : Euh … eh bien, ça veut dire que … en l’espace de une heure, c’est à peu près ce que dure un épisode de Xena. On peut s’en aller à cent trente kilomètres.

ROSIE : Je n’irai jamais aussi loin. Je n’ai pas envie de rater Xena.

MARY : Et pourquoi je n’irai pas chercher Lucy ? On reviendrait directement ici. Ca vous éviterait de sortir de la voiture.

ANNIE : Euh … ce n’est pas la peine. De toute façon, j’ai quelques courses à faire. C’est aussi pour ça que je voulais venir plus tôt.

MARY : Oooh ! Alors, je vais essayer de trouver Lucy, et on se retrouve près des restaurants. Vous n’allez pas perdre votre temps à chercher Lucy.

ANNIE : Voilà une bonne idée. D’accord. On va garer la voiture et on vous retrouve à l’intérieur.

MARY : Bon plan.

ELLE SORT DE LA VOITURE.

ANNIE : Oui. (Annie et Rosie se regardent)

MARY PART À LA RECHERCHE DE LUCY. ELLE EMPRUNTE L’ESCALATOR  LES TROIS FILLES CONTINUENT A PARLER AU GARDIEN DE SECURITE.

JIM : Je n’aurais pas d’arme de service même si j’avais le droit d’en porter.

LUCY : Vous ne manquez pas de courage, gentleman.

JIM : Ah ! Ca, c’est sûr mais c’est facile d’en avoir quand on a des mains redoutables comme les miennes.

LUCY : Tout de même … (Mary arrive)

MARY (à Jim) : Elle a quatorze ans. Elles ont toutes quatorze ans, alors cassez-vous.

JIM : Je le savais. On ne faisait que discuter.

MARY : Oui, c’est ce que je vois.

TERRI : J’aurai quinze ans, dans six semaines.

LUCY ET MARY S’ELOIGNENT DES AUTRES POUR SE PARLER.

LUCY (enragée) : Mais pour qui tu te prends ?

MARY : Ecoute, je vais devoir te poser la même question parce que j’avoue qu’en te voyant, j’ai des doutes.

LUCY : Moi ? Ah ! Je ne te croyais pas capable d’une trahison pareille vis-à-vis de moi.

MARY : Quoi ? Je t’ai posé la question « qu’est-ce que tu mijotes ? », tu as dit « rien ». Je t’ai dit « ne fais pas de bêtises » et tu as dit « d’accord ». Et voilà le travail ! En fait, tu m’as menti et si tu n’as pas encore compris, tu étais en train de faire la bêtise de ta vie.

LUCY : Je regrette mais tu ne sais pas tout. Tout ce que je faisais, c’était discuter avec Jim. Oui, je vais exprimer en tant que personne et cesse de me considérer comme ta petite sœur.

MARY : Je suis navrée, mais tu l’es, que tu le veuille ou non. C’est ça, l’important, justement. Tu es trop jeune. Jim a quel âge, lui ? Dix-neuf, vingt ans ?

LUCY : Il aura vingt-et-un en mars. Il est Poisson.

MARY : Oui, et toi, tu as quatorze ans et tu es morte si maman te voit comme ça. Enfin, quel genre de type peut s’intéresser à une fille de quatorze ans, d’abord ? Hum … sûrement un Don Juan, n’est-ce-pas ?

LUCY : Maman est là ?

MARY : Non, j’ai conduit sans permis. Ecoute, si vraiment j’avais voulu te trahir, je n’aurais pas essayé de te prévenir. J’aurais juste laissé maman te trouver et te faire la peau.

LUCY : Merci de m’avoir prévenu.

ROSIE ET ANNIE ARRIVENT. CETTE DERNIERE EST CHOQUEE. LORSQUE LUCY SE TROUVE JUSTE DEVANT SA MAMAN, LUCY SE MET À SOUPIRER.


 

EN RENTRANT A LA MAISON, ANNIE SE FACHE SUR LUCY.

ANNIE (en colère) : Plus de centre commercial pendant un mois ! Plus de soirées, pendue au téléphone ! Tu vas au cours, tu travailles sérieusement, tu remontes ta moyenne, tu prépares ton examen de fin d’année.

LUCY : Mais maman !

ANNIE : Je suis encore fâchée contre toi.

LUCY : D’accord. Mais pourquoi ? Je ne faisais que laisser s’exprimer le côté unique de ma personnalité. Une personnalité, soit dit en passant, que je n’ai pas le droit de laisser s’exprimer à la maison.

ANNIE : D’abord, tu n’avais pas l’air de laisser s’exprimer le côté unique de ta personnalité puisque tes camarades faisaient exactement la même chose de leur côté. Tu devrais vérifier la définition du nom « unique » parce que, d’après ce que j’ai vu, son sens n’est pas très clair pour toi.

LUCY : (Soupir) Il y avait une certaine ressemblance au niveau de la tenue, je l’admets.

ANNIE : Et la plus grande ressemblance était le fait que votre allure ne convenait absolument pas à des enfants de votre âge. Lucy, il est possible que ton comportement ait des conséquences que tu ne peux pas encore voir de ton point de vue de gamine de quatorze ans.

LUCY : Quoi, par exemple ?

ANNIE : Disons que l’une d’elle a pour nom Jim.

LUCY : Mary t’en a aussi parlé ?

ANNIE : Oui. Et je serai probablement un tout petit peu moins contrariée si c’est toi qui l’avait fait. Mais il était peut-être écrit que je devais rester fâchée. Le fait est que je te faisais confiance et tu as trahi cette confiance. Tu m’as dit que tu voulais aller au centre commercial. Tu ne m’as jamais dit que tu y allais pour draguer.

LUCY : On ne peut pas dire que c’était un caprice typique d’adolescente.

ANNIE : En partie, mais pas la trahison et le mensonge. Et même si c’était typique de ton âge, et je ne pense pas que ce soit le cas, je n’accepterai jamais que ce soit un trait typique de mes enfants, d’accord ? Les caprices, je veux bien, mais je veux que tu sois honnête avant de faire des caprices.

LUCY : Je comprends.

ANNIE : Tu crois ? Il y a encore une autre conséquence. Comment je vais pouvoir à nouveau te faire confiance ? Tu ne m’as pas dit la vérité au départ et tu n’as pas raconté toute l’histoire après que je t’ai surprise. Je peux avoir confiance et croire que tu as vraiment retenu la leçon et que tu ne me dis pas simplement ce que je veux entendre ? Aujourd’hui, on a perdu quelque chose.

LUCY : On ne pourra jamais le retrouver ?

ROSIE ARRIVE, AVEC LA MEME ALLURE QUE LUCY.

ANNIE (à Rosie) : Mais qu’est-ce que tu fais, Rosie ?

ROSIE : Je fais comme Lucy. (Annie et Lucy ont l’air consterné) Quoi ? C’est mal ?

LUCY : Ca va, j’ai compris. Inutile d’en rajouter, j’ai compris. Je te demande pardon.

ELLE S’ELOIGNE D’ANNIE ET S’APPROCHE DE ROSIE.

LUCY (à Rosie) : Allez, viens ! (Les deux filles s’apprêtent à monter)

ANNIE : Lucy ! (Cette dernière se retourne) La réponse est oui. Si tu fais un effort, on le retrouvera.

LUCY : D’accord. (à Rosie) Allez, viens.

LUCY ET ROSIE MONTENT DANS LA CHAMBRE.

ANNIE : Tôt ou tard.


 

STAN FRAPPE A LA PORTE. SIMON L’OUVRE.

SIMON : Où t’étais ? Ca fait un moment que je t’attends ?

EN CE TEMPS-LA, ERIC EST EN TRAIN DE LES ESPIONNER.

STAN : Ma sœur et moi, on a avait quelques courses à faire. Encore merci de me laisser dormir chez toi.

SIMON : Il n’y a pas de quoi.

STAN : Ma mère m’a dit que ton père était passé chez moi, aujourd’hui. Tu lui as tout raconté, finalement ?

SIMON : Ben … non, pas exactement. J’en ai parlé à Matt. Et Matt l’a dit à mes parents. Mais je ne lui ai pas tout raconté.

STAN : Je le sais bien, encore heureux.

MATT LES ESPIONNE EGALEMENT. ERIC ET LUI SE RETROUVENT

ERIC : J’ai une intuition.

MATT : Je dirai à maman où tu es allé.

ERIC : Merci.


 

LUCY ET MARY SONT DANS LEUR CHAMBRE. CETTE DERNIERE ENLEVE LE MAQUILLAGE DE ROSIE.

ROSIE : Lucy est un mauvais exemple ?

MARY : Quelquefois, peut-être, mais la plupart du temps, tu peux la prendre comme modèle.

ROSIE : Ah oui ? Elle a dû apprendre à être un mauvais exemple à partir de toi.

MARY : Et qu’est-ce que je viens de faire dans l’histoire ?

ROSIE : Voyons, tu as été un mauvais exemple pour moi. Donc, tu l’as forcément été aussi pour elle. C’est comme ça qu’elle l’a appris et c’est pour ça qu’elle a fait ça avec moi.

MARY : Quand ai-je été un mauvais exemple ?

ROSIE : Aujourd’hui, quand on jouait à cache-cache, tu as dit que tu allais me chercher et tu ne l’as pas fait.

MARY : J’avais l’intention de le faire mais j’ai commencé mes devoirs et j’ai oublié.

ROSIE : Et si t’avais pas envie de jouer et que tu aurais dû le dire depuis le début, j’aurai trouvé quelque chose d’autre à faire, c’est tout. Tu sais, c’est vexant quand tu te caches et que personne ne te cherche.

MARY : Excuse-moi, je n’avais pas l’intention de te vexer. Je te demande pardon. Je ne recommencerai plus jamais. Allez, viens.

LES DEUX FILLES SE SERRENT TRES FORT. LUCY LES REGARDE EN SOURIANT.

MARY (à Rosie après leur étreinte) : Alors ? Qu’est-ce que tu fais, ce soir ?

ROSIE : Pourquoi ?

MARY : Parce que si tu es libre, tu pourrais venir dormir avec nous, encore une fois.

ROSIE : Hé ! Hé ! Je préfèrerai savoir ma réponse.

ROSIE S’EN VA. MARY ET LUCY SE METTENT À RIRE.

MARY (à Lucy) : Hum ! Je suis un mauvais exemple. (Claquement de porte)

LUCY : Quelquefois, peut-être, mais la plupart du temps, t’es un bon modèle.

MARY : Hm !

LUCY : Mais elle dormira quand même avec toi.

MARY : Oooh !

ALORS QUE LUCY ET MARY SONT EN TRAIN DE SE TAQUINER, ON ENTEND SONNER À LA PORTE. ANNIE ARRIVE, TOUTE ESSOUFLEE.

ANNIE (en ouvrant la porte) : Aaah ! Bonsoir, Karen. Entre.

KAREN : Bonsoir, Stan a laissé son sac dans le coffre.

ANNIE : Merci. Dis donc, t’en a, une belle ceinture. Le B, c’est l’initiale de quoi ?

KAREN : Mon surnom, Babydoll.

ANNIE : Ah oui ? C’est très intéressant. Figure-toi qu’il y a une maman dans notre église dont le fils avait le même B tatoué sur chacune de ses phalanges, mais ce n’était pas l’initiale de Babydoll.

KAREN : Ma vie privée ne vous regarde pas du tout.

ANNIE : C’est exact. Mais ta vie privée a un rapport avec celle de Stan. En général, ça se passe comme ça, dans les familles. Ce qu’on fait implique tout le monde.

KAREN : Regardez votre vie, la façon dont vous vivez. Qu’est-ce que vous savez de moi ou bien de ma vie ? Rien du tout …

ANNIE : Je sais une chose, c’est que ton frère t’aime profondément et le fait que tu fasses partie de ce gang …

KAREN : Ce n’est pas moi …

ANNIE : Si, tu en fais partie. Ca va finir par le détruire petit à petit ou bien alors, il se fera tuer et c’est toi qui te feras tuer aussi, un jour ou l’autre.

KAREN : Hum … Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Il ne m’arrivera absolument rien. Mes amis sont là pour m’aider, pour me rendre forte, ils me protègent. Vous comprenez ?

ANNIE : Oh ! Bien sûr. Ce sont ces mêmes amis qui te tabassent et te violent, pour que tu entres dans un groupe où on te fera transporter de la drogue, tirer d’une voiture en marche et être sexuellement disponible.

KAREN : Vous racontez n’importe quoi. Mes amis ne me laisseront jamais tomber. Et je suis assez solide pour supporter ce qui doit m’arriver.

ANNIE : Tu avais de la chance d’être aussi forte, parce que tu vas en avoir vraiment besoin de ta force.

KAREN SORT DE LA MAISON. DURANT CE TEMPS, MATT LES ECOUTAIENT. SIMON ET STAN, ARME D’UN VENTILATEUR, SORTENT DE LA CHAMBRE. MATT ET CES DEUX DERNIERS SE TROUVENT DANS LE CORRIDOR.

MATT : Simon, il n’y a pas de courant ascendant dans ta chambre.

SIMON : Pour ton information, on va en créer nous-mêmes.

MATT : Quoi ? Vous allez créer un courant ascendant ?

SIMON : Oui, ça ne peut pas être très compliqué.

MATT : C’est une mauvaise idée.

SIMON : J’étais prêt à parier.

MATT : Stan, je voudrais que tu saches que Simon a respecté sa promesse envers toi. C’est moi qui l’ai forcé à me parler et c’est moi qui l’ai dit à nos parents, pas lui.

STAN : Ouais, je sais. Merci de me le dire.

MATT : Je t’en prie. (Il s’en va)

STAN : (Soupir) Qu’est-ce qu’on fait ?

SIMON : Matt peut nous laisser faire quelque chose avec lui.

STAN : Il est sympa.

SIMON : Ouais … Ouais, c’est vrai.


 

PENDANT CE TEMPS-LA, JOE ET JOAN FOUILLENT LA CHAMBRE DE LEUR FILS.

JOE : Karen n’irait jamais cacher quoi que ce soit dans la chambre de Stan.

PENDANT QUE JOAN EXAMINE LA PENDERIE, JOE SOULEVE LE MATELAS DE SON LIT : IL DECOUVRE DE LA DROGUE, DES CHAINES ET DES ARMES.

JOE : Joan !

JOAN S’AVANCE VERS JOE ET EST TERRORISEE PAR CETTE DECOUVERTE. KAREN ARRIVE DISCRETEMENT DANS CETTE CHAMBRE. LES PARENTS ET ERIC SE TOURNENT VERS ELLE.

JOAN (en colère) : Comment as-tu pu nous faire ça, Karen ? Comment as-tu pu ? Je travaille, ton père travaille, deux salaires, tout ça pour pouvoir habiter dans un quartier plus sûr, tout ça pour que nos enfants puissent vivre en sécurité. Et depuis je ne sais quand, la violence, la drogue, les armes sont là, dans notre maison, sous notre propre toit.

JOE (à Karen) : Et c’est toi qui les as apportés.

JOAN : Il va falloir qu’on s’occupe de Stan. Pas étonnant qu’il ne puisse pas dormir. Je vais l’envoyer chez ma mère. Il y sera en sécurité.

KAREN (en criant) : Non ! Vous n’avez pas besoin de faire ça.

JOE : Je vais demander à être muté. Nous pourrons peut-être déménager.

KAREN (en criant) : Non ! Pourquoi est-ce que vous feriez ça ?

JOE : Mais tu ne comprends pas ! Tu es dans un gang. Il y a des armes dans le lit de ton frère. Il est en danger, comme nous tous, d’ailleurs.

KAREN (en criant) : Vous n’allez pas bouger. Nous n’allons pas déménager. Je réglerai ça toute seule. Je vais quitter le gang.

JOE : Tu veux rire ?

ERIC : Tu vas le quitter ?

KAREN : Oui.

ERIC : Ce n’est pas sérieux. Tu vas rompre une promesse qui t’a engagée pour la vie ?

KAREN : On verra.

ERIC, KAREN ET LES PARENTS DE STAN SE DIRIGENT TOUT AU SALON.

ERIC : Si tu t’en vas, ils prendront ça comme une trahison. Si tu veux partir, tu ferais mieux de mettre le plus de distance possible entre eux et toi.

KAREN : Je crois que ce type a vu trop de film au cinéma. Je leur expliquerai pourquoi je dois m’en aller. Ce sont mes amis, ils comprendront.

ERIC : Tu crois que tu vas survivre aux adieux ? (à Joe et Joan) Pour la laisser partir, s’ils acceptent de le faire, il est probable qu’ils la battront. N’aie pas idée, il se peut qu’elle ne leur échappe pas.

KAREN : J’y suis quand même entrée.

ERIC : Et à quel prix ?

JOAN : Peut-être faut-il appeler la police ?

KAREN : Non ! Ce sera encore pire si vous faites ça.

JOE : Mais enfin, comment ne pas appeler la police ?

KAREN : Ecoutez, mes amis peuvent comprendre que je veuille partir mais ils voudront récupérer leur matériel. Il faut que j’aille leur rendre.

JOAN : Non ! Non ! Non ! Tu ne les reverras plus jamais. Il faut mettre le plus de distances possible entre Karen et le gang. Connaissez-vous un endroit où nous pourrions l’envoyer ?

ERIC : Il y a une maison dans le Colorado. Il y a un autre endroit à San Francisco, mais … mais des chances de trouver une place sont plutôt faibles.

JOAN : Allons-nous donc déménager. Nous tous et aussi vite que possible.

KAREN : Mais enfin, pourquoi est-ce que vous ne m’écoutez pas ? J’en sais quand même plus que lui, alors pour la dernière fois, on n’a pas besoin de déménager. Vous n’avez pas à faire quoi que ce soit.

JOE : Euh … écoutez, nous sommes tous, euh … dépassés par les événements. Nous avons besoin d’un peu de temps pour réfléchir à tout ça et décider de ce que nous devons faire.

ERIC : Oui, je comprends. Simplement, si vous avez besoin de moi, dites-le-moi vite.

KAREN : Nous n’avons plus besoin de vous. Et je n’ai pas besoin de vous.

ERIC : Je l’espère pour toi.

IL S’EN VA.


 

LES ENFANTS CAMDEN ET STAN JOUENT AU BASKET-BALL DANS LA COUR. ANNIE LES REGARDE PAR LA FENETRE. CRIS ET RIRES.

SIMON : Lucy ! (Rires)

LES ENFANTS (chacun à leur tour) : Ouais.

ERIC (en criant) : Aaah ! Aaah ! Hop !

SIMON : Ouais … bien vu !

MARY : Rosie, prends le ballon ! (Rires)

ERIC : Oooh ! Oooh !

MARY : A toi, Rosie ! (Elle le lance dans le panier)

ERIC : Oooh ! Ha !

MATT : Ha ! Ha !

MARY : Bravo !

ERIC : Ha ! Ha ! (Rires)

MARY : Joli lancer ! (Rires)

SIMON (en parlant de Rosie) : Je sais qu’elle n’est pas tout à fait de notre niveau, mais ce coup-là est acceptable.

MARY : Ca s’appelle, se faire aider et elle n’en a même pas besoin. En fait, Rosie peut marquer toute seule et moi, j’ai beau traîner ma patte folle. On est parfaitement capable de vous battre.

ERIC : Ouais.

MATT : Ho ! Ho ! Ho !

SIMON : Et le pire, c’est qu’elle a sûrement raison. Elles sont très agressives. Toutes les filles de ma famille sont très agressives.

ROSIE : C’est parce qu’on prend tout exemple les unes sur les autres, tôt ou tard.

LES ENFANTS CAMDEN CONTINUENT DE JOUER, MAIS ONT RATE LE PANIER.

ERIC : Ho ! Oooh ! C’est de ma faute.

MATT : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?

ERIC (à Rosie) : Attends ! Viens par ici. Après qu’elle aura lancé, entre très vite et bloque le passage.

ROSIE : Très vite à cent trente kilomètre à l’heure ?

MARY (un peu lasse de cette question) : Oooh ! (Matt soupire)

ERIC : Ouais.

ROSIE : Ca va vite comment, cent trente kilomètres à l’heure ?

SIMON EN A AUSSI ASSEZ.

ERIC : Euh …

ROSIE (en s’agitant) : Ca va vite comme ça ?

MATT ET LUCY : Ouais.

SIMON : Ouais.

MARY : Oui.

ERIC : Oui.

ROSIE : Alors, si quelque chose change à cent trente kilomètre à l’heure, ça va à cette vitesse ?

ERIC : Oui, c’est à cette vitesse que les choses changent.

ROSIE : C’est ce que je pensais.

STAN ET MARY SE METTENT À RIRE.

ERIC (en hurlant) : Oh ! Ha ! Ha ! Ha ! Attention ! Attention ! (Mary lance le ballon) Ho ! Ho ! Ho ! (Dans le panier !)

LES ENFANTS : Ouais ! (Rires)

EN CE TEMPS-LA, ANNIE EST EN TRAIN DE REPARER LE ROBINET.

ERIC (entendu à travers la fenêtre) : Oui ! Oui !

MARY (entendue à travers la fenêtre): Ha !

ERIC (entendu à travers la fenêtre) : Aaah !

ANNIE (en se penchant vers le robinet) : Hé ! Hé ! Hé ! Toi, tu ne perds rien pour attendre. (Le téléphone sonne) Attends ! Je reviens. (Elle décroche) Allo.

LES ENFANTS CONTINUENT DE JOUER.

MATT (en hurlant) : Alors, les garçons, démarquez-vous.

ERIC : Allez ! A toi, Simon. (Annie arrive)

MARY : Hé ! Hé !

MATT : Hé ! Hé !

MARY : Hé !

MATT : Hé !

MARY : Hé !

ERIC : Ha ! Ha ! Hop ! Ha !

AYANT VU ANNIE, ILS S’ARRETENT DE JOUER ET ONT L’AIR EMBARASSE. ANNIE S’APPROCHE DE STAN.

STAN (en pleurant): Non ! Non ! Pas ça.

ANNIE : Stan.

ELLE LE PREND DANS SES BRAS ET L’EMBRASSE..


 

KAREN SE TROUVE À L’HOPITAL. STAN ET SES PARENTS LUI RENDENT VISITE.

STAN (en s’approchant de Karen) : Oh ! (Eric arrive)

KAREN : J’ai essayé de partir du gang.

STAN : Je savais que tu le ferais.

KAREN : Mais ce n’est pas encore fini. Ca ne finira jamais … (à Eric) Vous pourriez appeler un de ces endroits pour moi, s’il vous plaît ?

ERIC : Ils appelleraient. Je ne cesserai pas d’appeler.

STAN SE MET CONTRE KAREN. ERIC S’EN VA. DANS LE HALL DE L’HOPITAL, ON ENTEND DIFFUSER UN REPORTAGE À LA TELE.

LA VOIX D’UN REPORTER MELEE A UN BRUIT DE SIRENE : Il est vingt-deux heures, savez-vous où sont vos enfants ?

ERIC QUITTE L’HOPITAL.


 

Script rédigé par Nadine, toute reproduction est interdite

 
     

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