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6.18 "La bague au doigt"



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2. 06. PEINES DE CŒUR

2. 06. PEINES DE CŒUR

 

MATT ARRIVE DANS SA CHAMBRE. IL LIT UNE LETTRE ENVOYEE PAR HEATHER. ENSUITE, PRIS DE FUREUR, IL LA FROISSE ET LA LANCE À TERRE. IL PASSE MEME SES NERFS SUR LA CORBEILLE A PAPIER AINSI QUE SA CHAISE DE BUREAU. TOUT À COUP, IL LUI VIENT UNE PETITE IDEE. IL SORT DE LA COMMODE UNE ENVELOPPE CONTENANT DE L’ARGENT, MET CELUI-CI DANS SON PORTEFEUILLE ET QUITTE LA PIECE. PENDANT CE TEMPS-LA, SIMON EST EN TRAIN DE JOUER AU SOLDAT DANS LE CORRIDOR EN LISANT UNE REVUE.

SIMON : Pan ! Bam ! Whah ! (Matt arrive et le saisit) Huh !

PUIS, IL L’EMMENE DANS SA CHAMBRE (CELLE DE SIMON). ON ENTEND GROGNER HAPPY.

SIMON : Ah !

MATT (après avoir fermé la porte) : T’as un peu de fric ?

SIMON : Ouais, mais comment tu le veux, ton fric ? En actions ? En bons ? En liquides ?

MATT : Liquides.

SIMON : J’ai horreur de conserver du liquide dans une chambre. C’est trop risqué.

MATT : Hm ! Simon !

SIMON : J’ai quatre-vingt-six dollars et quatre-vingt-trois cents et un buff de cinq cents qui n’a jamais été touché par des mains humaines.

MATT : Tu m’en prêtes quatre-vingt-six maintenant et je t’en rembourse quatre-vingt-dix dans quelques jours.

SIMON : Intéressant ! Ferme les yeux et tourne-toi.

MATT SOUPIRE, SE RETOURNE ET FERME LES YEUX TANDIS QUE SIMON OUVRE LE TIROIR DE SA COMMODE. SOUDAIN, ROSIE ARRIVE.

ROSIE : Qu’est-ce que vous faites ?

MATT (à Rosie) : T’as un peu de fric ?

ROSIE : De quoi t’as besoin ?

SIMON : Euh … de liquides.

ROSIE : Aaah ! Je n’ai que cinq dollars.

MATT : Très bien, je te rembourse six dollars plus tard si tu me prêtes tes cinq tout de suite.

ROSIE : Hm ! D’accord.

MATT (soulagé) : Hum !

SIMON SORT DES BILLETS DE SA COMMODE. TANDIS QUE ROSIE, SE RETOURNE ET LES SORT DE SON SOUTIEN-GORGE. C’EST ASSEZ BIZARRE POUR SIMON.

ROSIE (en lui tendant les billets) : Tu me devras six dollars, Matt.

MATT : Tu les auras. (Il prend les billets que Simon lui tend) Merci.

MATT S’EN VA.

SIMON : C’est là que tu planques ton argent ?

ROSIE : Non, c’est là que je le cachais, mais maintenant, il va falloir que je trouve une nouvelle planque.

MATT ENTRE DANS LA CHAMBRE DE MARY ET LUCY POUR LES MEMES RAISONS.

MATT (à Lucy) : T’aurais pas du fric ?

LUCY : Il doit me rester à peine deux dollars.

MATT : Mais pourquoi t’as plus de fric ?

LUCY : Je suis sûre qu’un grand garçon comme toi a déjà entendu parler des centres commerciaux.

MARY ARRIVE AVEC UN PANIER À LINGE.

MARY : Qu’est-ce qui se passe ?

MATT : J’ai besoin de fric très vite.

MARY : Ah oui ? Pourquoi ?

MATT : Rien d’illégal. J’ai juste un truc à faire.

MARY : Je vois. Mais, l’ennui, c’est que je n’ai plus rien.

MATT : Enfin, comment ça se fait que t’as plus de fric ?

MARY : Je l’ai dépensé.

LUCY VIENT DONNER DE L’ARGENT À MATT.

MATT : Merci.

ENSUITE, IL S’EN VA.

LUCY : Mais qu’est-ce qui lui arrive ?

MARY : Il a reçu une lettre d’Heather, aujourd’hui. Je parie que ça a un rapport avec elle.

MATT SE DIRIGE DANS LA CUISINE, S’EN PREND À LA TIRELIRE DE SES PARENTS ET PASSE UN COUP DE FIL.

MATT : Le numéro d’American Air Line, s’il vous plaît. (…) Merci.

MATT SORT L’ARGENT DE LA TIRELIRE ET PASSE UN AUTRE COUP DE FIL. C’EST UNE RESERVATION D’UN VOL POUR PHILADELPHIE DONT IL NE CONNAÎT PAS LE PRIX.

MATT : Bonjour, vous pouvez me dire combien coûte un vol pour Philadelphie, départ ce soir ? (…) Vous êtes sûr que c’est le tarif étudiant, ça ? (…) Aaah ! Je vois. Alors, jusqu’où est-ce que je peux aller avec cent cinquante-trois dollars ? (…) Hum !


 

GENERIQUE


 

DANS LA SOIREE, MARY ET WILSON S’EMBRASSENT DANS LE SALON. TOUT A COUP, LUCY, QUI EST EN TRAIN D’ETUDIER, S’EN MELE. ELLE COMMENCE PAR ATTIRER LEUR ATTENTION EN SE RACLANT LA GORGE. MAIS CETTE CHOSE-LA NE MARCHE PAS, ELLE S’APPROCHE D’EUX.

LUCY : Dites, j’espère que je ne vous dérange pas trop en faisant mes devoirs pendant que vous révisez vos cours d’anatomie ?

ILS NE L’ECOUTENT PAS.

LUCY (irritée) : Oooh !


 

TANDIS QU’ERIC ET ANNIE SONT DANS LA CUISINE EN TRAIN DE MANGER TRANQUILLEMENT DE LA GLACE.

ANNIE : Hmm !

ERIC : Je t’aime, toi ! (Ils s’embrassent)

ANNIE : Je t’aime aussi mais la prochaine cuillerée est pour moi.

ERIC : Ha !

ANNIE : Hm ! (la cuillerée de glace dans la bouche) Hmm !

JUSTE AU MOMENT OU ILS S’EMBRASSENT, LUCY ARRIVE. ELLE EST PARTICULIEREMENT IRRITEE.

LUCY : Enfin ! Un couple qui a l’air de comprendre.

ANNIE : Ca veut dire, euh … « Salut ! Je suis là et je veux de la glace » ?

LUCY : Non, ça veut dire « Salut ! Je suis là ! Est-ce que vous pourriez arrêter de vous embrasser pendant deux minutes ? »

ERIC : Oh non ! Deux minutes, c’est bien trop long.

LUCY : Est-ce que vous savez qu’entre l’école et la maison, je vois des gens qui s’embrassent vingt-quatre heures sur vingt-quatre ?

ERIC : Alors, là, je suis désolé. On n’avait pas l’intention de te mettre mal à l’aise, ma chérie. Seulement, maman et moi, euh … alors, on vient de s’apercevoir qu’on était très amoureux et … on fêtait ça.

ANNIE : D’autant plus qu’en général, il est normal pour deux personnes qui s’aiment de s’embrasser dans leur maison.

LUCY : Je suis contente que vous le prenez comme ça, parce qu’il y a deux personnes dans le salon qui s’aiment et qui s’embrassent à tel point qu’ils sont en apnée depuis une demie heure.

ANNIE : Lucy ! Tu vas monter finir tes devoirs dans ta chambre.

LUCY : Oooh oui ! Comme ça, je vais moins ressentir ma douleur et surtout, ça va m’éviter de penser à Jimmy Moon, alors que je me retrouve toute seule dans ma chambre quand toute la maison s’embrasse sans arrêt.

ANNIE : Chut ! Lucy ! Tu es une fille fantastique et un jour viendra où tu rencontreras l’homme de ta vie.

LUCY : Oui, c’est ça, c’est ça.

ELLE S’EN VA. ANNIE POUSSE UN ENORME SOUPIR, TANDIS QU’ERIC CONTINUE A S’EMPIFRER. ANNIE LE REGARDE DANS LES YEUX. ELLE EST PARTICULIEREMENT AGITEE

ERIC (la bouche pleine) : Qu’est-ce qu’il y a ?

ANNIE : Enfin, pourquoi tu restes assis, là ? Tu devrais foncer dans le salon pour avoir une conversation avec ta fille et son copain.

ERIC (la bouche pleine) : Pourquoi, tout d’un coup, elle devient ma fille ?

ANNIE : Je ne sais pas mais, j’ai l’impression que ce soir, euh … c’est plus ta fille.

ERIC : Ah ? … Ah ! Au fait, euh … tu sais où est ton fils, Matt, ce soir ?

ANNIE : Mon fils qui a fini ses devoirs est parti se balader avec un copain.

ERIC : Attends, si je dois discuter avec Mary et Wilson, je termine. (Il termine la glace)

ANNIE (affolée) : Huh !


 

LE TELEPHONE SONNE. SIMON DECROCHE.

SIMON : Allo. (…) Oooh ! C’est toi ?

NIGEL : Qu’est-ce que ça veut dire ?

SIMON : Rien.

NIGEL : Alors, personne n’a appelé ?

SIMON : Non, il n’y a que toi. Et toi, tu ne comptes pas ? Pas plus que moi, si je t’appelle ? On est les seuls mecs de la sixième à ne pas avoir de copines. Les seules voix qu’on entend, c’est les nôtres.

ROSIE : C’est suffisant, parce que la tienne, je l’entends assez. Ha !

NIGEL : Euh … je ne sais pas comment t’annoncer ça mais, maintenant, t’es le seul de la sixième qui n’ait pas de petit ami.

SIMON : Oh non ! T’es sûr ? T’as osé me faire ça à moi ?

NIGEL : Désolé ! Je suis allé voir Myra Cole et je lui ai demandé de sortir avec elle et elle a dit oui et j’en avais marre d’être le seul mec de la sixième …

SIMON : … qui n’avait toujours pas de petit ami. Ouais, je connais la chanson.

NIGEL : Et Myra est super et elle peut avoir tous les types qu’elle veut. Mais c’est moi qu’elle a choisi.

SIMON : C’est génial.

NIGEL : Et puis, elle a de la classe.

SIMON : Ouais, je sais.

NIGEL : Et tu sais, elle m’a embrassé.

SIMON : Oh ! Mais ça suffit ! Arrête de te vanter.

NIGEL : Excuse-moi, t’as téléphoné à Cheryl ?

SIMON : Mais bien sûr que non. Je ne savais pas que tu allais sortir avec Myra. Et puis, d’ailleurs, je ne la connais même pas.

NIGEL : Beh ! T’aurais peut-être intérêt à t’affoler, parce que d’ici peu, il n’en restera plus une seule dans la classe. Et je suis prêt à parier que tu vas rester le seul type sans fille, toute l’année.

SIMON : T’es gentil !

NIGEL : Tu sais bien que c’est pour toi que je dis ça.

SIMON : Ouais … Au fait, félicitations !

NIGEL : Merci.

ILS RACCROCHENT.

ROSIE : T’as des problèmes ?

SIMON : Je suis le seul garçon de la sixième qui ne sort pas avec une fille.

ROSIE : Et alors ?

SIMON : Il se trouve que, quand t’es en sixième, tu dois avoir une copine officielle et je n’en ai aucune.

ROSIE : Pourquoi t’en a aucune ?

SIMON : Je ne sais pas. Je croyais qu’une fille m’aurait demandé de sortir avec elle.

ROSIE : Et aucune ne l’a fait, hein ?

SIMON : Non, Nigel m’a filé le numéro d’une fille.

ROSIE : Ah oui ? Comment elle s’appelle ?

SIMON : Euh … Cheryl. Cheryl Hardwick. Mais je ne la connais pas et je ne sais même pas si elle me connaît.

ROSIE : Ben, t’as qu’à lui dire comment tu t’appelles quand tu lui téléphones.

SIMON : C’est drôle ! (Soupir)

IL PREND LE TELEPHONE ET APPELLE CHERYL. CELLE-CI DECROCHE.

CHERYL : Allo. (Simon ne sait pas quoi dire) Allo.

IL RESTE SILENCIEUX. LA FILLE RACCROCHE.

ROSIE : Tu veux que je lui téléphone ? (Simon fait non de la tête) T’es sûr parce que je te connais bien, moi. Je pourrai tout lui raconter.

SIMON : Non, t’es gentil. J’essaierai de la voir, demain matin, à l’école, face à face.

ROSIE : Ouais ! Tu parles !

SIMON : Non, je le ferai.

ROSIE : Ouais, c’est ça. Je te crois.

SIMON : Je te jure que je le ferai.

ROSIE : Ouais, j’en suis sûre.

SIMON : Tu verras.

SIMON QUITTE LA CHAMBRE.

ROSIE (en regardant Happy) : Il ne fera rien du tout. (Grognement de Happy)


 

MARY ET WILSON CONTINUENT À S’EMBRASSER. ERIC ARRIVE, D’ABORD EN FRAPPANT A LA PORTE, ENSUITE IL ENTRE DANS LE SALON EN SE RACLANT LA GORGE. LES DEUX PERSONNES SE RETOURNENT

MARY : Tu veux quelque chose ?

ERIC : Eh bien, oui. Je voudrais qu’on ait une conversation.

MARY : Oh ! Attends une minute. Wilson va bientôt partir. On finit de s’embrasser. D’accord ? (Il embrasse Wilson)

ERIC : Euh … oui. Ca, j’avais vu. Et d’ailleurs, vous le faites énormément, cet an-ci.

MARY : Oui, c’est vrai. En fait, on est dans la phase « embrassade » de notre relation.

WILSON : Euh … euh … mais on peut s’arrêter tout de suite, si vous voulez.

MARY : Non, je ne suis pas d’accord. Je ne vois pas pourquoi on devrait arrêter. Après tout, on n’a rien fait de mal.

ERIC : Avec ta mère, je dois dire qu’on n’apprécie que très modérément cette phase.

MARY : Comment ça ? Avec maman, vous n’arrêtez pas de vous embrasser ?

ERIC : Nous sommes mariés depuis vingt ans … Ah oui ! Dix-neuf, dix-neuf ans d’embrassade et de vie commune.

WILSON : Euh … si vous voulez … euh … oui, on peut arrêter de s’embrasser et … eh ben, jouer aux cartes, je suis très doué aux cartes.

MARY : Hm ! Pas moi. Papa, on pourrait peut-être discuter de tout ça, un peu plus tard ?

ERIC : On va en discuter, maintenant. Bonsoir, Wilson.

WILSON : Euh … bonsoir.

ERIC S’EN VA PENDANT UN MOMENT. MARY ET WILSON CONTINUENT DE PARLER.

MARY : Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ce qu’on faisait.

WILSON : Je sais, seulement, j’ai un enfant et je suppose que ça doit légèrement inquiéter tes parents. D’ailleurs, je comprends parfaitement qu’ils puissent être inquiets.

MARY : Je trouverais formidable que tu puisses être un garçon de ton âge au lieu de toujours te comporter comme un père.

WILSON : Il est là, le problème. Il se trouve que je suis un père.

IL L’EMBRASSE ET PUIS S’EN VA. MARY POUSSE UN ENORME SOUPIR.


 

MATT SE REND A L’AMERICAN AIR LINE.

UN HOMME (au téléphone) : Oui, c’est ça. Faites-le-nous parvenir.

MATT (au commis) : Merci.

UN HOMME (au téléphone) : C’est gentil, je vous remercie beaucoup.

UNE VOIE AU PARLOPHONE SE FAIT ENTENDRE.

LA VOIX : Monsieur Jillian Schwarz est attendu porte numéro quatre pour revoir les témoins d’un mariage … Monsieur Jillian Schwarz est attendu dans l’immédiat porte numéro quatre …

MATT TELEPHONE A SES PARENTS. DU COTE DE CHEZ LES CAMDEN, ANNIE EST OCCUPEE À TRIER DES JOUETS.

ANNIE : Oh non ! Ce n’est pas vrai.

LE TELEPHONE SONNE. ANNIE DECROCHE.

ANNIE : Allo.

MATT : Maman ! Je suis content que ce soit toi.

ANNIE : Qu’est-ce qui t’arrive ?

MATT : Heather m’a envoyé une lettre. C’est fini, elle a rencontré quelqu’un.

ANNIE : Oh ! Matt ! Je suis désolée. On … on … viens, on … on va en parler.

MATT : Je n’ai vraiment pas envie de manquer les cours, mais Heather est plus importante que tout. Je l’aime et j’ai envie de l’épouser, alors, il faut que je fasse quelque chose. J’espère que tu comprendras.

ANNIE : Mais oui, rassure-toi. Je te comprends. Reviens vite à la maison. On va en discuter.

MATT : C’est avec elle que je veux discuter et je n’y arriverai que si je suis en face d’elle. Si je t’ai téléphoné, c’est pour ne pas que tu t’en fasses.

UNE VOIX AU PARLOPHONE : Dernier appel, les passagers du vol 612 …

ANNIE : Matt ?

UNE VOIX AU PARLOPHONE : … Indianapolis sont attendus porte quatre…

MATT : Maman, je vais à Philadelphie, je t’appelle quand j’y serai.

MATT ET ANNIE RACCROCHE. CETTE DERNIERE, PAS TRES RASSUREE, POUSSE UN ENORME SOUPIR.


 


 

LE LENDEMAIN …


 

ERIC ET ANNIE ONT UNE PETITE DISCUSSION AVEC LEURS ENFANTS, À PROPOS DU DEPART DE MATT ET DE LEUR ARGENT DE POCHE.

ERIC : Allez, dites-moi si vous savez où il a pu trouver l’argent pour aller voir Heather.

MARY : Ce n’est pas moi qui le lui ai prêté, je n’en ai pas du tout.

ANNIE : Non, attends. Tu veux dire que tu as déjà dépensé ton argent de poche ?

MARY : Oui.

ANNIE ET ERIC SE REGARDENT. CE DERNIER TENTE DE DIRE SON OPINION. ANNIE L’EN DISSUADE.

ANNIE (à Eric) : Oui, plus tard. Oui, t’as raison.

LUCY : Je lui ai donné deux dollars, moi. C’est tout ce que j’avais.

ROSIE : Et moi, ce qui m’a ennuyé, c’est de n’avoir que cinq dollars à lui prêter.

ERIC : Oui, il ne serait pas allé à l’aéroport avec seulement sept dollars, alors euh …

MAIS SIMON A L’AIR D’EN SAVOIR QUELQUE CHOSE. TOUT LE MONDE LE REGARDE ET L’OBLIGE À PARLER

ERIC : Simon, dis-moi combien ?

SIMON : Quatre-vingt-six dollars et quatre-vingt-trois cents.

ANNIE : Mais qui t’a donné autant d’argent ?

SIMON : Toi. C’est mon argent de poche. Et j’en avais aussi gardé un peu de mon anniversaire. (Annie et Eric se regardent d’un air consterné) Ben ouais, j’ai des goûts simples et je ne fais jamais d’énormes dépenses.

ERIC : Et tu as accepté de tout donner à Matt ?

SIMON : Il a dit qu’il m’en rembourserait quatre-vingt-dix. Ca fait plus de trois dollars de bénéfice.

ANNIE : Et avec quoi tu penses qu’il va te rembourser ?

SIMON : Il trouvera un boulot.

TOUT LE MONDE ECLATE DE RIRE.

ERIC : Ah oui ! (Rosie continue de ricaner) Bon, alors, selon l’aéroport, il n’aura trouvé ce matin, aucun vol direct pour Philadelphie, ce qui veut dire qu’on ne sait pas où il se trouve.

ANNIE : Bon. Alors, s’il téléphone, vous nous prévenez tout de suite.

LUCY : Bien reçu.

MARY : C’est d’accord.

SIMON : Avec plaisir.

ROSIE : Message reçue.

ERIC : Allez chercher vos affaires. Maman va vous conduire à l’école. Allez-y.

LES ENFANTS SE LEVENT ET QUITTENT LE SALON.

ANNIE : J’aurais plutôt pensé que c’était toi qui aurais pu déposer les enfants à l’école en allant travailler.

ERIC : Ah ?

ANNIE : Ah oui, d’accord. Tu te dis que si c’était toi qui l’avais eu au téléphone, hier soir, Matt ne serait pas parti.

ERIC : Je ne dis rien. Non, non.

ANNIE : Tu ne dis rien, mais tu le penses. Dis-moi, si je t’avais envoyé une lettre de rupture, disons, six mois après notre rencontre, tu ne penses pas que tu serais venu me rechercher ? (Eric ne répond pas) Tel père, tel fils.

ERIC : Je vais chercher les clés.

ERIC S’EN VA. ANNIE SOUPIRE.


 

MATT SE REND À L’AEROPORT D’INDIANAPOLIS.

MATT (à un commis) : C’est combien, le billet pour Philadelphie ?

LE COMMIS (en regardant l’argent) : Beaucoup plus que vous n’avez.

MATT EST DESESPERE.

MATT : Bon, d’accord. Alors, où est-ce que je peux aller avec mes cinquante-cinq dollars ?

LE COMMIS (cherchant une information via l’ordinateur) : Pittsburgh, en Pennsylvanie.

MATT : Vendu.

MATT LUI DONNE L’ARGENT. LE COMMIS LUI REND LA MONNAIE ET LUI DONNE SON BILLET.

VOIX DU PARLOPHONE : Le bus en provenance de Los Angeles vient d’entrer en gare, placement numéro quarante-huit.

MATT : Merci.

MATT SE DIRIGE DANS LE HALL DE L’AEROPORT. IL DEPENSE LE RESTE DE SON ARGENT DANS LES DISTRIBUTEURS. IL A PRIS UN CAFE ET UNE BARRE DE CEREALES. IL SE TROUVE FACE À UN HOMME QUI LE REGARDE.

L’HOMME : Mauvais choix ?

MATT SE MET À MORDRE SUR LA BARRE DE CEREALES. ELLE EST TROP DURE. SES DENTS LUI FONT TRES MAL.

L’HOMME : Ah ! Je te l’avais dit.

MATT (en exprimant sa douleur) : Oooh !

L’HOMME : Ca fait pas mal temps que c’est là-dedans. C’est sûrement aussi dur que de la pierre.

MATT : Oh non ! Je me suis cassé une dent.

VOIX DU PARLOPHONE : Embarquement immédiat, porte numéro vingt-huit pour les passagers du bus trois cent quinze en partance pour Pittsburgh. Je répète, embarquement immédiat, porte numéro vingt-huit pour les passagers du bus trois cent quinze en partance pour Pittsburgh.

MATT ESSAIE D’ATTENUER SA DOULEUR EN BUVANT LE CAFE CHAUD. CA NE FAIT QU’EMPIRER. IL DONNE LE CAFE AU MONSIEUR ET PUIS S’EN VA.


 

PENDANT CE TEMPS-LA, AU LYCEE …

UNE FILLE (à un garçon, Charlie Banks) : Allez ! A tout à l’heure.

CHARLIE S’EST APERCU QUE LUCY S’EST MIS ENTRE EUX-DEUX.

CHARLIE : Hé ! Je t’ai vu. Combien de temps il faut qu’on soit voisins avant de pouvoir se présenter ?

LUCY : Lucy Camden. J’aurais pu me présenter à toi, il y a longtemps, en fait, mais t’es toujours très entouré.

CHARLIE (en lui serrant la main) : Charlie Banks. Content de te connaître.

LUCY : Moi aussi. Dis donc, cette fille, c’est ta petite copine ?

CHARLIE : Non, c’est juste une amie qui m’aime bien.

LUCY : Alors, c’est juste une amie ?

CHARLIE : Non, c’est autre chose. Souvent, les filles veulent être plus que des amis. Elles veulent un petit ami. Et toi, qu’est-ce que t’en dis ? On peut être de simples amis.

LUCY : Oui, bien sûr.

CHARLIE : Génial. A plus tard, alors.

IL S’EN VA. MARY ARRIVE EN LUI TIRANT LES VERS DU NEZ.

MARY : Charlie Banks, c’est le pire des bourreaux des cœurs. Evite de te faire des idées.

LUCY : Mais je ne m’en fais pas. Hm ?

MARY : Et moi, je vois très bien la tête que tu fais que tu es déjà piégée.

LUCY : Mais oui, et alors ?

ELLE S’EN VA. MARY SOUPIRE.


 

A L’ECOLE DE SIMON, CELUI-CI APERCOIT NIGEL AVEC SA PETITE AMIE.

SIMON : Hé ! Nigel !

CE DERNIER NE L’ECOUTE PAS. IL CONTINUE D’AVANCER.

SIMON : Hé ! Mais attends-moi.

PUIS SIMON REGARDE PASSER CHERYL. DES QU’ELLE S’ARRETE POUR ALLER DANS SON CASIER, IL S’APPROCHE D’ELLE. LES DEUX PERSONNES SE REGARDENT EN SOURIANT.

CHERYL : Salut. C’est toi, Simon ?

SIMON : Ouais.

CHERYL A AUSSI UN PETIT AMI. CE DERNIER ARRIVE POUR LA RECUPERER. SIMON DEVIENT JALOUX.

CHERYL : Tu as quelque chose à me demander ?

SIMON (un peu gêné) : Non … non … non … non … rien du tout.

LE JEUNE COUPLE S’EN VA. SIMON POUSSE UN ENORME SOUPIR. TOUT À COUP, UNE FILLE ARRIVE VERS LUI. (SON NOM : JANICE)

JANICE : Tu veux qu’on sorte ensemble ?

SIMON : Ouais. D’accord.

JANICE : Aïe, aïe, aïe.

ILS SE DONNENT LA MAIN.


 

QUANT À ROSIE, ELLE S’AMUSE À FAIRE LA RONDE AVEC TOUS SES AMIS DE CLASSE DANS LA COUR DE RECREATION. UN GARCON N’AIME PAS LE BRUIT.

(SON NOM : RICKY, VU DANS L’EPISODE 2 DE LA DEUXIEME SAISON)

RICKY : Stop !

ROSIE S’EST SAISIE.

RICKY : Je n’ai pas peur de toi du tout, Xena. Je ne parlerai jamais.

ROSIE : Oh si, tu vas parler. Tout le monde finit toujours par craquer quand il est en face de la princesse guerrière.

RICKY : Oui, mais pour me venger, je vais toutes vous embrasser.

ROSIE ET RICKY SE FAUFILENT DANS UN COIN ET S’EMBRASSENT. Mme RAINY S’EN APERCOIT.

Mme RAINY : Ricky ! (Fin de leur étreinte et embrassade) Mais qu’est-ce que tu fais ?

RICKY : Je prends ma revanche.

Mme RAINY : Tu sais qu’il est interdit de faire des bisous aux filles contre leur volonté. Et ce n’est pas un jeu.

ROSIE : Non, ce n’est pas grave, madame. Ce n’est pas vraiment contre ma volonté. On jouait à un jeu, vous savez.

Mme RAINY : Il faut que tu saches que les petits garçons ne doivent pas embrasser les petites filles, si elles refusent qu’ils le fassent.

ROSIE : Je le sais mais ce n’est pas grave. Chez moi, tout le monde fait des bisous à tout le monde sans arrêt, madame.

RICKY : Oui, ça ne veut rien dire du tout. Faut pas croire qu’on est amoureux, vous savez.

Mme RAINY : Oui ! Je veux bien vous croire. Mais je vais toutefois faire un mot à vos parents à tous les deux. On verra comment ils vont réagir.

ROSIE : Je sais ce qu’il faut faire aux garçons quand ils font ça. (Elle le serre dans ses bras en criant) Il faut se venger !

ROSIE ET RICKY S’EN VONT ET ECLATENT DE RIRE. Mme RAINY N’EN REVIENT PAS. ENCORE UNE FOIS, ROSIE EMBRASSE RICKY QUI SE FROTTE LE VISAGE ET PUIS S’EN VA.

ROSIE : Pas de quartier, Xena.


 

ANNIE PREPARE LE DINER, ERIC ARRIVE.

ANNIE : Tu rentres de bonne heure.

ERIC : Oui, je n’avais pas tellement de travail, aujourd’hui au bureau. Et puis, il y a la répétition de la chorale. Et alors, j’ai pensé que je pouvais être plus utile à la maison.

ANNIE : Il n’a pas téléphoné.

ERIC (en soupirant) : Oooh !

ANNIE : J’ai eu la mère de Heather et je lui ai dit de … de dire à sa fille que Matt arrivait. Et j’ai ajouté qu’elle lui demande de nous téléphoner dès qu’il sera là.

ERIC : Je sais. Je l’ai appelé aussi.

ANNIE : Je commence à m’inquiéter.

ERIC : Moi aussi.

ILS SE SERRENT TRES FORT. ERIC POUSSE UN ENORME SOUPIR.


 

MATT SE TROUVE À PITTSBURG. EN ROUTE, IL SE MET À LIRE UN PANNEAU. PHILADELPHIE SE TROUVE À QUATRE CENT QUATRE-VINGT-NEUF KILOMETRES DE LA VILLE. MATT POUSSE UN ENORME SOUPIR. PUIS, UNE VOITURE ROULE SUR CETTE ROUTE. MATT DECIDE DE FAIRE DU STOP.


 

DANS LA SOIREE, MARY ET LUCY FONT LEURS DEVOIRS DANS LEUR CHAMBRE. ILS ENTENDENT SONNER LE TELEPHONE. MARY DECROCHE.

MARY : Allo. (…) Oui, une petite seconde. (à Lucy) C’est Charlie, ton voisin de casier à l’école. (Elle passe le téléphone à Lucy)

LUCY : Allo.

CHARLIE : Alors, ma vieille, c’est la forme ?

LUCY : Euh … oui, ça va, oui. Je suis en train de faire mes devoirs

CHARLIE : Ah oui ? C’est quoi, tes devoirs ?

LUCY : De l’algèbre. Hm ! Hm ! Des équations à une inconnue. Seulement, ce n’est pas vraiment mon truc, tu vois ? Je ne suis pas douée en algèbre.

CHARLIE : Je ne suis pas doué non plus, rassure-toi.

MARY (à Lucy) : Faut que tu raccroches. Les parents attendent un appel de Matt.

CHARLIE : Ecoute, je me demandais si tu pouvais me rendre un petit service ?

LUCY : Bien sûr.

CHARLIE : Si je dépose un mot dans ton casier, tu pourrais le donner à Rita, la fille avec qui tu m’as vu, celle que tu as prise pour la petite amie ?

LUCY : Pourquoi tu ne lui remets pas ?

CHARLIE : Je n’ai pas envie qu’elle fasse un scandale à l’école.

LUCY : Oooh ! Ben, oui, sans problème. Tu n’as qu’à le mettre dans mon casier.

CHARLIE : Super ! C’est gentil … J’ai l’impression qu’il y a quelqu’un sur la ligne.

ERIC ESSAIE DE PASSER UN APPEL. MALHEUREUSEMENT, ILTOMBE SUR LUCY ET CHARLIE.

ERIC : Je me demande ce qui faut leur dire pour qu’ils ne touchent pas au téléphone.

ANNIE : Qui l’utilise ?

ERIC : Lucy et je ne sais pas … un garçon.

ANNIE : Lucy discute avec un garçon ?

ERIC : Ouais. Un autre soir, j’aurais été ravi pour elle, enfin disons que je n’y aurais vu aucun inconvénient, mais pas ce soir.

ERIC ESSAIE ENCORE UNE FOIS. ANNIE SOUPIRE.

ERIC : Tu sais qui c’est, ce garçon ?

ANNIE : Non. (en soupirant) : Oooh !


 

SIMON EST DANS SA CHAMBRE. ROSIE ARRIVE.ET FAIT TOMBER UNE LETTRE. SIMON LA RAMASSE. C’EST UN AVERTISSEMENT ECRITE PAR Mme RAINY COMME QUOI ROSIE ET UN GARCON SE SONT EMBRASSES.

SIMON : C’est un mot de ta maîtresse ?

ROSIE : Oh ! Mince ! J’avais oublié.

SIMON : Tu me dis de quoi il s’agit ?

ROSIE : Oh ! Pas grand-chose. Une bêtise.

SIMON : Fais voir que je me rende compte.

PENDANT QUE SIMON S’APPRETE A LIRE LA LETTRE, ROSIE RACONTE SON HISTOIRE.

ROSIE : Aujourd’hui, à la récré, Ricky Steven m’a embrassée et moi, je lui ai rendu son bisou.

SIMON : Pourquoi ?

ROSIE : Pour me venger.

SIMON : Pour te venger ?

ROSIE : Eh ben, oui, on jouait avec des copines à Xena, la princesse guerrière et on a capturé Ricky

SIMON : Pas de quartier, Xena. Mais faut que tu fasses signer ça.

ROSIE : Oh ! Mais oui, je vais le faire signer. Ne t’inquiète pas. En attendant, j’en ai des crampes d’estomac. Ben oui, j’espérais que Matt aurait téléphoné. Les parents auraient été de meilleure humeur.

SIMON : Ouais. Ca, je te comprends.

LUCY ARRIVE AVEC LE TELEPHONE.

LUCY : Simon, c’est pour toi. Janice, c’est ta petite amie, c’est ça ?

SIMON (en prenant le téléphone) : Ben, ouais. C’est ma petite amie.

LUCY S’EN VA.

SIMON : Simon, j’écoute.

ERIC EST TOUJOURS AU TELEPHONE.

ANNIE : Tu vas arrêter de les espionner ? Pour qui c’était, cette fois ?

ERIC : C’est une fille nommée Janice qui dit être la petite amie de Simon.

ANNIE : Aaah ! Ils sortent ensemble, en effet.

ERIC : Pourquoi tu es au courant et moi pas ?

ANNIE : Ils sont passés à la maison. Je leur ai fait un goûter. Ils ont vidé leur sac.

ERIC : Mais il est trop jeune pour sortir avec une fille.

ANNIE : Aaah ! Mais tous les garçons de sa classe sortent avec des filles.

ERIC : Et je m’en moquerais s’ils étaient mariés, je n’ai pas envie que mon fils sorte déjà avec une fille.

ANNIE : Quand on a onze ans et qu’on dit ça, c’est surtout une image. Et puis, d’ailleurs, ça ne dure jamais bien longtemps.

ERIC : Oh ! Je m’en fiche. Ces histoires d’amours infantiles, ça commence vraiment à m’énerver profondément. Crois-moi. Si les enfants se mettent à avoir des … des relations sexuelles trop tôt, euh … ça, ça fait des filles qui tombent enceintes trop tôt. Non …

ANNIE (s’approchant d’Eric) : Ne t’en fais pas. Il va téléphoner.

ERIC : Ouais, j’espère.

DU COTE DE SIMON …

SIMON : D’accord, d’accord.

SIMON RACCROCHE. ENSUITE, IL S’APPROCHE DE ROSIE.

SIMON : Dis donc, tu n’aurais pas une, disons, un bijou que tu ne voudrais plus et que tu pourrais me donner ? Oui, Janice voudrait un truc comme une bague ou un bracelet pour montrer qu’on sort bien ensemble.

ROSIE : Donne-lui ta bague clignotante rouge.

SIMON : Ca fait à peine une journée qu’on sort ensemble et je n’ai pas envie de lui donner ma bague clignotante rouge. Mais si ça se trouve, j’imagine qu’elle a prévu que je lui donnerais. Elle prévoit toujours tout. Alors, euh …

ROSIE : J’ai l’impression que tu as tiré le gros lot, Simon.

SIMON (irrité) : La ferme !

ROSIE : Ben, t’as qu’à rompre.

LE TELEPHONE SONNE. SIMON DECROCHE.

SIMON : Allo. (…) Salut, Janice.

ROSIE : Allez ! Vas-y ! Envoie-la balader.

SIMON ORDONNE ROSIE DE SE TAIRE. ENCORE UNE FOIS, ERIC EST AU TELEPHONE.

ERIC : C’est encore Janice.

ANNIE : On devrait prendre le signal d’appel.

ERIC : Non, mais si on commence comme ça, après, ce sera le transfert d’appel et … et puis la conversation à trois, je ne sais quoi encore …

ANNIE : Ah oui, c’est vrai. C’est la théorie des dominos. Mais combien de temps tu crois qu’on va tenir ?

ERIC : Ah non ! Je t’en prie. Non, non, je ne suis pas d’humeur, ce soir.

ANNIE : Eh bien, excuse-moi. Je vais nous faire un peu de thé.

ERIC : Ouais.

ANNIE SE LEVE ET PUIS S’EN VA. TOUT À COUP, ON SONNE À LA PORTE. ERIC S’APPRETE A L’OUVRIR. MARY DESCEND EN COURANT.

MARY : Attends ! Ca doit être Wilson.

MARY OUVRE LA PORTE.

ERIC : C’est Wilson.

WILSON : Bonsoir, Révérend Camden. Ca va ?

MARY : Ca va.

WILSON : J’aurais voulu parler à Mary, mais comme vous avez débranché votre téléphone, alors, j’ai décidé de venir.

ERIC : Oui, je vois ça.

MARY : On va rester sous la véranda.

ERIC : Euh … non, demain, il y a école et je ne suis pas trop d’humeur, ce soir. Tu vois ? Je suis sûr que ça peut attendre demain.

WILSON : Euh … oui, absolument, monsieur. (à Mary) Je … je te verrai demain.

MARY FAIT SIGNE QUE OUI, FERME LA PORTE ET MONTE DANS SA CHAMBRE. ROSIE ARRIVE À SON TOUR, EN ESPERANT QUE SES PARENTS SOIENT DE MEILLEURE HUMEUR. ELLE A L’INTENTION DE LEUR MONTRER LA LETTRE D’AVERTISSEMENT.

ROSIE : Il a téléphoné ?

ERIC : Non, pas encore.

ROSIE : Euh … euh … hm …

EN SENTANT QU’ERIC VA ENCORE S’ENERVER, ROSIE REPART AVEC L’ENVELOPPE ET REMONTE DANS SA CHAMBRE. MARY REDESCEND.

MARY : Papa.

ERIC : Hein ?

MARY : Je sais que tu n’es pas de bonne humeur et je sais pourquoi et je ne peux pas t’en vouloir.

ERIC : Mais ?

MARY : Mais tu prends beaucoup trop à cœur, cette histoire entre Wilson et moi. Je ne suis qu’une adolescente ordinaire qui adore embrasser son petit copain et qui sait qu’il a fait une belle bêtise, ce que lui sait aussi parfaitement. Malgré tout, c’est un garçon extrêmement responsable et je le suis aussi. Alors, je pense qu’on a bien le droit de s’embrasser de temps en temps sans que toi et maman, vous considéreriez ça comme un véritable crime.

ERIC : Tu sais que je n’ai rien contre Wilson ? Lui n’y est pour rien. C’est toi qui m’inquiètes. Toi, ma fille. J’avoue que j’apprécie que je respecte ton honnêteté, mais j’avoue que je suis un peu mal à l’aise de te voir aussi proche d’un garçon.

MARY : Mais enfin, qu’est-ce que tu crois qu’il va se passer ? Tu crois qu’on va faire l’amour sur le canapé avec six personnes qui nous regardent ?

ERIC : Oh ! Je n’ai pas dit ça.

MARY : Si tu avais confiance en moi, tu saurais que ce n’est pas le cas. (Eric soupire) Malgré tout, tu as raison. Et si Wilson n’est pas en cause, moi non plus. Je n’y suis pour rien. Ca vient de toi. Le problème, c’est que tu n’as pas confiance en moi.

ERIC : Si, j’ai confiance en toi. C’est de lui dont je ne suis pas sûr, en plus que d’un autre d’ailleurs et …

TOUT À COUP ON FRAPPE À LA PORTE. ERIC VA OUVRIR.

WILSON : Je vous prie de m’excuser mais voilà. Il faut que j’aie une rapide conversation avec Mary. S’il vous plaît.

ERIC : Une petite seconde.

IL LUI CLAQUE LA PORTE AU NEZ.

ERIC (en sachant pas quoi dire) : Euh … je …

MARY OUVRE LA PORTE.

MARY : Ca va ?

WILSON : Oui. (Ils s’embrassent)

MARY : Je suis désolée pour mon père. Il est très inquiet à cause de Matt.

WILSON : Je sais. Mais je suis sûr que Matt va bien.

MARY ALLAIT EMBRASSER WILSON UNE FOIS DE PLUS. CE DERNIER SE MONTRE TRES DISTANT.

MARY : Le regard que je vois dans tes yeux me fait penser que nous deux, ça ne va pas.

WILSON : Je … Je ne sais pas comment te dire ça, alors … le mieux, c’est d’être direct. On devrait arrêter de sortir ensemble.

MARY : Ah ! Mais mon père aura une attitude identique avec d’autres si c’est ce qui t’effraie

WILSON : Oui … non, c’est … enfin, j’espère, oui.

MARY : Et puis, moi, je ne veux pas sortir avec un autre. Je veux rester avec toi.

WILSON : Oui, mais moi, c’est la même chose.

MARY : Alors, dis-moi où est le problème. Pourquoi faudrait arrêter de se voir, tous les deux ?

WILSON : Ca m’inquiète énormément d’être aussi intime avec toi. Quand on devient aussi proche, tout se passe souvent très vite. Je veux dire, c’est très facile de passer des embrassades à … à plus que des câlins.

MARY : Oh ! Bon sang ! Tes bêtises de boy-scout, c’est gonflant.

WILSON : Pardon ?

MARY : Je me demande si ce ne serait pas sympa de sortir avec quelqu’un d’un peu plus malsain, quelqu’un de dix-sept ans qui ne donnerait pas l’impression d’en avoir trente et qui n’essaierait pas tout le temps de plaire à tout le monde, et en particuliers, à mon père.

WILSON : Sache que je suis plutôt malsain comme garçon. J’ai un gamin qui le prouve. Oui, c’est vrai, peut-être que j’essaie de plaire à tout le monde et surtout à ton père, mais plus particulièrement à moi. Tout le monde sait que j’ai déjà fait l’amour et aujourd’hui, j’en suis réduit à devoir prouver que le sexe, j’arrive à l’éviter.

MARY (en pleurant) : Et moi ? Je suis quoi, dans cette histoire ? Je croyais que dans notre relation, mon opinion avait de l’importance. Tu as déjà fait le tour de la question sans même m’avoir tenu au courant. Jamais on n’a parlé de relations sexuelles. Moi, je n’y ai même jamais fait allusion. Et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que je n’en ai pas encore envie pour l’instant. Alors, il faut que tu arrêtes de … de … de m’énerver, à imaginer qu’au cours de nos entrevues, je peux avoir des désirs ou je ne sais quelle pulsion ou de penser que je pourrais perdre le contrôle.

WILSON : Bon. Ce qu’il y a, c’est que j’ai peur qu’entre nous, tout bascule. Alors, je préfère tout arrêter … Je suis désolé.

MARY : Moi aussi. Mais je crois que tu as raison. On va sortir avec quelqu’un d’autre.

WILSON LA PREND DANS SES BRAS PENDANT UN MOMENT PUIS, ILS SE SEPARENT.


 

ENFIN … MATT EST A PHILADELPHIE. IL VIENT SONNER À LA PORTE DE CHEZ HEATHER, QUI EST DANS UN INSTITUT POUR LES SOURDS. CETTE DERNIERE OUVRE LA PORTE. CES DEUX PERSONNES SE REGARDENT ET SE TIENNENT LA MAIN.

MATT : Je reviendrai.


 

LE LENDEMAIN …


 

DANS LA CUISINE, ANNIE PARLE À ERIC. ROSIE SE TROUVE CACHEE DERRIERE LUI.

ANNIE (à Eric) : Tu as téléphoné à la compagnie de bus ?

ERIC : Oui. Et si tu imaginais combien ça coûte pour aller à Philadelphie …

ANNIE : Ha ! Ha ! Et alors ?

ERIC : Alors, je vais passer au plan B. Nous sommes face à une rupture qui nous coûte trop cher.

ANNIE (à Rosie) : Et toi, on peut savoir ce que tu nous mijotes, parce que je ne suis pas suspicieuse. Seulement, te cacher derrière ton père sent la nouvelle tuile.

ERIC : Mme Rainy nous a envoyé un petit mot à propos de Rosie.

ANNIE : Tiens donc ! (Rosie sourit) Hmm !

ERIC : Hier, notre fille a embrassé Ricky Stevens à la récré. (Lucy est abasourdie)

ANNIE (étonnée) : Oooh !

ROSIE : C’est lui qui a commencé. Moi, je ne l’ai fait que pour me venger.

LUCY (irritée) : Génial ! Alors, je suis la seule femme de cette maison que personne n’embrasse.

ANNIE EMBRASSE LUCY TRES FORT.

LUCY (à Annie) : Je peux t’assurer que t’es vraiment pas marrante, parfois.

ERIC : Mme Rainy veut savoir si les parents auraient envie de rencontrer le conseil d’établissement.

ANNIE : Non, mais tu plaisantes ?

ERIC : On pourrait prendre cet incident pour du harcèlement sexuel.

ROSIE : Je l’ai fait juste pour me venger et je ne l’ai embrassé qu’une fois.

LUCY : Non mais, attends une seconde ! C’est toi qui l’as embrassé ou c’est lui qui l’a fait ?

ROSIE : Il m’a embrassé et ensuite, je l’ai refait. Mais de toute façon, je ne le referai plus. (Lucy n’en revient pas)

ERIC : Ah oui, ça, c’est une excellente idée.

ROSIE : D’ailleurs, je n’aurais jamais imaginé qu’un bisou pouvait être aussi grave.

LUCY : Eh ben, laisse-moi te dire une bonne chose, soeurette. C’est très grave. (Mary arrive)

MARY : Bonjour, Lucy ! Maman ! Rosie !

ANNIE : Bonjour, ma chérie. (à Rosie) Je vais te signer ce mot et on dira à ton institutrice que le conseil d’établissement ne sera, en aucun cas, nécessaire. Ouais. (tout bas) Tu n’embrasses plus les garçons avant d’avoir …

ERIC : Vingt ans. Non, trente, minimum.

ANNIE : Oui.

ROSIE AMENE SON PETIT-DEJEUNER DANS SA CHAMBRE.

MARY : Maman, tu pourrais me passer le lait, s’il te plaît ?

ERIC ET ANNIE NE DISENT RIEN. LE CARTON DE LAIT PASSE DE MAIN EN MAIN.

MARY : Merci.

ERIC : Bon, je vais percer l’abcès. Quelque chose ne va pas Mary ?

MARY : Chez toi, ça doit aller. Je suis même persuadé que tu dois être vraiment comblé.

ANNIE : Vous avez rompu avec Wilson ?

ERIC : Oh ! Je ne vois pas pourquoi ça me comblerait. J’adore Wilson.

MARY : Non, c’est vrai ?

ERIC : Hm ! Hm !

MARY : Parce que ce tu lui as dit l’autre soir sur les embrassades, ça l’a tétanisé et aujourd’hui il pense qu’il vaudrait mieux qu’on change de partenaire avant de devenir trop intime. Félicitations ! Tu as réussi à faire fuir mon copain.

ERIC : Oooh ! Je n’ai jamais eu envie de le faire fuir, ton copain.

MARY : Aaah ! Comme si tu n’avais pas eu envie de lui mettre cette idée dans la tête.

ERIC : Aaah ?

ANNIE : Cette conversation avec ton père n’est sûrement pas à l’origine de votre rupture.

MARY : Bien sûr, tu es de son côté. (Elle se lève) Je vous jure qu’un jour, je trouverai un garçon qu’il ne fera pas exactement ce que mon père lui dit de faire.

VEXEE, ELLE MONTE DANS SA CHAMBRE.

ERIC : Tu crois qu’elle trouvera un garçon qui ne fera pas tout ce que je veux ?

ANNIE : Ca se peut, oui.


 

LUCY SE COIFFE DANS SA CHAMBRE. MARY ARRIVE EN SOUPIRANT.

LUCY : T’as parlé à papa ?

MARY : Ouais, en un sens. Je voudrais arriver à lui en vouloir, mais si ça se trouve, peut-être que voir d’autres garçons ne sera pas si horrible que …

LUCY : Comment ça ?

MARY : Promets-moi de ne rien dire du tout parce que je serai vraiment mal si jamais les parents savaient ce que je vais te dire.

LUCY : Oooh ! Bon. Allez, c’est promis.

MARY : Eh ben ! Le fait d’embrasser Wilson, ça me donne envie d’essayer d’embrasser d’autres garçons.

LUCY : C’est vrai ?

MARY : Ouais, je reconnais que c’est bizarre. Cela dit, Wilson embrasse mieux que Jeff. Mais peut-être qu’il y en a un autre qui embrasse mieux que Wilson. Et je suis curieuse de naissance.

LUCY : Non, t’es géniale, je trouve.

MARY : Ho ! Ho ! Mais non, je suis seulement pragmatique et puis, je n’ai que quinze ans et avec Wilson, on n’était pas encore mariés, que je sache.

LUCY : Oui, t’as raison. Cela dit, ne t’approche pas de Charlie Banks.

MARY : Je ne vois pas pourquoi j’embrasserais ton voisin de casier et si je le faisais, je ne vois pas pourquoi ça te gênerait.

SIMON ARRIVE EN FRAPPANT À LA PORTE.

SIMON : Je sais que je tombe peut-être mal, les filles, mais j’aimerais savoir deux ou trois trucs sur les ruptures.

LUCY ET MARY ECLATENT DE RIRE.

MARY : A qui tu fais allusion ?

SIMON : Janice. Faut que je m’en débarrasse.

LUCY : Qui ça ?

SIMON : Janice, le téléphone humain, mon gardien de prison, la fille avec qui je sors. Maman ne vous en a pas parlé ?

MARY ET LUCY N’ONT PAS L’AIR DE LE SAVOIR.

SIMON : Bon, je vous explique la situation. Cette fille me demande de sortir avec elle, je dis oui. Et voilà qu’elle me téléphone trois fois, la nuit dernière et deux fois, ce matin. J’en ai déjà assez d’entendre sa voix. Elle me rend dingue. Il faut m’aider, mais faut le faire adroitement parce que je n’ai pas envie de la blesser, sinon je vais passer pour un type pas sympa et les filles ne voudront plus sortir avec moi.

MARY : Eh bien, tu lui dis que ce n’est pas elle, mais toi.

SIMON : Mais ce n’est pas moi, c’est elle. De mon côté, tout va bien.

MARY REGARDE DISCRETEMENT LUCY.

LUCY : Je suis persuadée qu’on peut te trouver des défauts. Hm ?


 

MATT APERCOIT HEATHER ASSIS SUR LE BANC AVEC SON PETIT AMI, MASON. CES DEUX PERSONNES FILENT LE PARFAIT AMOUR. AYANT VU MATT, MASON QUITTE HEATHER.

MASON (à Heather) : A tout à l’heure.

HEATHER NE LE QUITTE PAS DES YEUX. MASON SE LEVE ET SERRE LA MAIN DE MATT.

MATT : Salut. Merci de m’avoir prêté ta chambre, hier soir. Oh ! C’était vraiment sympa. Merci aussi pour les vingt dollars, je … je te les renverrai.

MASON : Je le sais.

MASON FAIT SIGNE A HEATHER ET PUIS S’EN VA. MATT S’ASSIED A COTE D’HEATHER.

HEATHER : Tu te sens mieux ?

MATT : Oh ! Pour ma dent ? Oui, ça va, mais pour le reste, ça ne passera pas en une journée.

HEATHER : Je suis désolée, vraiment navrée que ce soit si dur.

MATT : Tu es sûre d’être amoureuse de lui ?

HEATHER : Oui, sûre. Sa sœur aussi est sourde et muette et il connaît les signes. On a été élevés au même endroit. Alors, c’est mieux comme ça. C’est dur à expliquer.

MATT : Je comprends, tu … tu n’as pas à le faire. Cela dit … Oui, disons que je crois toujours que je suis celui qu’il te faut. J’aimerais t’épouser, un jour. Je t’aime toujours.

HEATHER (en posant une main sur son visage) : Oui, je sais. Mais on ne commande pas ses sentiments.

MATT : Et les tiens te poussent vers ce garçon ?

HEATHER : Oui … Alors, tu pars à quelle heure ?

MATT : Ah ! Dans à peu près sept heures. Oui, mon … mon père a réservé un billet pour mon retour et il faut que j’aille le récupérer avant, à la gare routière.

HEATHER : Combien de temps va durer le voyage ?

MATT : Ah ! Environs trois jours et demi. J’arriverai juste à temps pour reprendre lundi.

HEATHER : Tu veux attendre ici ?

MATT : Non, non, je vais y aller. Je … je préfère attendre à la gare. Ce … ce n’est déjà pas facile, alors j’aime mieux ne pas être là.

MATT ET HEATHER SE SERRENT TRES FORT ET S’EMBRASSENT.

HEATHER : Au revoir, Matt.

HEATHER SE LEVE ET PUIS S’EN VA.

MATT : Au revoir.


 

AU LYCEE, LUCY CHERCHE RITA POUR LUI DONNER LE MESSAGE.

LUCY : Excuse-moi, c’est toi, Rita ?

RITA : Pourquoi tu veux le savoir ?

LUCY : Parce que Charlie m’a demandé de te donner ça.

RITA : C’est vrai ?

LUCY LUI DONNE LE MESSAGE ET PUIS S’EN VA. LORSQUE RITA SE MET À LE LIRE, ELLE EST FORT CONTRARIEE. SUR SON CHEMIN, LUCY TOMBE SUR CHARLIE.

CHARLIE : Merci. Tout ce que je voulais, tu l’as fait. J’ai une dette envers toi. (Lucy ne dit rien) Vas-y, demande. (Eclats de rire)

LUCY ET CHARLIE S’ELOIGNENT DES AUTRES.

LUCY : Alors, voilà. Je voudrais que … je voudrais que tu m’embrasses.

CHARLIE : Pourquoi ? T’as fait un pari avec une fille ?

LUCY : Non.

CHARLIE : Bon, alors, si ce n’est pas ça, hmm … premier baiser ?

LUCY : Oh non ! Ca m’est déjà arrivé. Cela dit, il était petit. (Charlie rit) Bon, d’accord, c’est vrai. Jamais ! Tu veux bien ?

CHARLIE : Ah ouais, je pourrais, mais je ne le ferais pas. Non, je ne t’embrasserai pas, petite pêche. Si je le faisais, on ne pourrait plus être amis. Faut attendre. Tu vas finir par rencontrer un garçon.

IL S’ELOIGNE DE LUCY QUI LE SUIT.

LUCY : Pêche, c’est ça ?

CHARLIE : Oui, tu as le teint et la pureté des pêches qui mûrissent. Tu sais, comme dans la pub à la télé ? C’est très joli. (Mary arrive)

LUCY : Merci.

MARY : Je te répète que c’est un bourreau des cœurs.

LUCY : Ce n’est pas grave. Je suis jeune. Mon cœur tiendra le coup.

LA SONNERIE RETENTIT. MARY ET LUCY REJOIGNENT LEUR CLASSE.


 

DU COTE DE SIMON, CELUI-CI PARLE À NIGEL.

SIMON : Il faut que je rompe avec Janice. Oui, cette fille me tue.

NIGEL : C’est qui, Janice ? Je croyais que tu préférerais Cheryl.

SIMON : Faudrait que tu tiennes au courant, Nigel. Cheryl sort avec un grand et il s’appelle Mark.

NIGEL : Aïe.

SIMON : C’est pour ça que je suis sorti avec Janice.

NIGEL : Ben … bravo !

SIMON : Non, tu ne comprends rien.

SIMON CLAQUE BRUSQUEMENT LA PORTE DE SON CASIER. JANICE ARRIVE ET S’APPROCHE DE SIMON.

SIMON (apeuré) : Oh mince ! La voilà. Tu crois qu’elle m’a vu ?

NIGEL : J’en suis sûr.

SIMON POUSSE UN ENORME SOUPIR ET SE RETOURNE DES QUE JANICE LUI TAPOTE L’EPAULE.

JANICE (en souriant) : Salut !

SIMON (peu enthousiaste) : Salut !

JANICE : Bon. Ma mère voudrait que tu viennes chez nous avec ta famille, vendredi, pour dîner. Ca nous aiderait à mieux nous connaître.

SIMON : On ne peut pas.

JANICE (vexée et en colère) : Pourquoi ?

SIMON : Parce qu’on ne sort plus ensemble.

JANICE : Quoi ?

SIMON : Ben … en fait, je ne sors plus avec toi parce que …

JANICE : Je m’en fiche !

ELLE S’EN VA. SUR SON CHEMIN, ELLE CROISE UN AUTRE GARCON.

JANICE : Hé ! Si on sortait ensemble, tous les deux ?

LE GARCON (en haussant les épaules) : Hmm !

LES DEUX PERSONNES S’EN VONT. JANICE SE RETOURNE ET FAIT LA TETE A SIMON.

NIGEL : A cause de quoi ?

SIMON : Quoi ?

NIGEL : Pourquoi tu ne sors plus avec elle ?

SIMON : Oh ben, j’allais lui dire que ce n’était pas sa faute, mais la mienne. Mais je n’ai rien pu décrocher.

NIGEL : De toute façon, quand on te connaît, on sait que c’est faux. T’es génial !

SIMON : T’es gentil. Tu devrais aller l’expliquer à mes sœurs.

NIGEL ET SA PETITE AMIE SE RETROUVENT ET PUIS S’EN VONT. SIMON EST UN PEU JALOUX.


 

DU COTE DE ROSIE, LES PERSONNES DE SA CLASSE S’AMUSENT A LA PLAINE DE JEUX. ROSIE PARLE UNE NOUVELLE FOIS À RICKY.

ROSIE (à Ricky) : Hé ! Tu ne veux pas jouer avec nous ? On te fera prisonnier.

RICKY : Non, arrête, mon père, il a dit que Xena, ce n’est qu’un pauvre fantasme pour les hommes.

ROSIE : Et qu’est-ce que ça veut dire ?

RICKY : Je n’en sais rien, mais je sais que moi, je n’ai plus envie de jouer à ton jeu de Xena.

ROSIE : Dommage. Xena, c’était génial comme jeu, je trouve.

RICKY : Hé ! Mais peut-être que vous accepteriez de jouer des jolies princesses ?

ROSIE ET D’AUTRES ENFANTS : Nooon !

CEUX-LA SE METTENT À CHAHUTER EN COURANT, RICKY POUSSE UN ENORME SOUPIR.


 

MATT SE REND A LA GARE ROUTIERE.

AGENT (à Matt) : Désolé. Mais personne s’appelant Camden ne nous a réglé de billet.

MATT : Vous avez revérifié ? Je viens d’avoir ma mère et apparemment, mon père s’en est occupé.

AGENT : Jusque là, ce n’est rien. Alors, vous devriez vous asseoir et si jamais j’ai un coup de fil, je saurai où vous trouver.

MATT SE MET À PATIENTER. ERIC ARRIVE AVEC DEUX BILLETS D’AVION POUR GLENOAK.

MATT : Oooh ! Qu’est-ce que tu fais là ?

ERIC : Je n’allais pas de laisser passer trois jours dans un bus avec le moral à zéro. Alors, je suis venu te rechercher en avion.

MATT PREND ERIC DANS SES BRAS.

MATT : Oooh ! Oh ! Mince ! Oh ! Si tu savais ce que je suis content de te voir … Je te demande pardon de me … de m’être sauvé sans rien dire. Il fallait que je voie Heather, mais je me doute que ça ne change rien.

ERIC : Mais si, je comprends.

MATT : C’est vrai ?

ERIC : Oh oui.

MATT : On y va ?

ERIC : Ouais.

ERIC ET MATT S’APPRETENT A RETOURNER A LA MAISON.

 

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