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6.18 "La bague au doigt"



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2.4. LE DRAME

2.4. LE DRAME


AU LYCEE, ALORS QUE MATT EST EN TRAIN DE CHERCHER UN LIVRE DANS SON CASIER, MITCH LE CROISE.

MITCH : Salut, Matt ! C’est la forme ?

MATT : Ah ! Salut, Mitch !

MITCH : Qu’est-ce que t’as prévu de faire, ce week-end ?

MATT : Rien.

MITCH : Ben, avec des copains, on prévoit d’aller faire un tour chez Johnny D. Tu sais ? Juste l’histoire de se la jouer tranquille entre nous. Tu veux y venir ?

MATT : Non, je regrette.

MITCH : Mais ses vieux ne seront pas là et la maison sera à nous.

MATT : T’es gentil mais je préfère rentrer.

MITCH : Ah ! Mais arrête, fils de pasteur, on est vendredi. Faut s’éclater. Qu’est-ce que t’as ? Un rendez-vous galant ? Oh ! Mais c’est vrai. J’avais oublié pour Heather. Je sais que ce n’est pas facile à s’en remettre. Ecoute, si tu changes d’avis, tu me téléphones. D’accord ?

MATT : Ouais. Je viendrai peut-être une autre fois.

MITCH : Ouais. C’est ça. Si tu veux, en attendant, je peux te filer un petit truc qui … qui t’aidera à surmonter la douleur. C’est du bon.

MITCH DONNE DISCRETEMENT QUELQUE CHOSE A MATT, DANS SA MAIN.

MITCH : Je peux te garantir que ça va te filer une mégaclaque.

APRES QUE MITCH SOIT PARTI, MATT S’EST MAINTENANT APERCU QUE SON AMI LUI A FILE DE LA MARIJUANA. IL LE MET DANS SA POCHE.


GENERIQUE


MATT, LUCY ET MARY RENTRENT DU LYCEE.

LUCY (en caressant Happy) : Salut, Happy ! Ca va ?

LES DEUX FILLES S’EN VONT FAIRE LEUR DEVOIR.

MATT (en caressant Happy) : Salut, la fille ! T’as passé une bonne journée ? Oh oui ! Je suis sûr que ça a été.

APRES QU’IL AIT EMBRASSE HAPPY, LE JOINT EST TOMBE DE SA POCHE. HAPPY S’EN APERCOIT ET LE TIENT ENTRE SES CROCS.


DANS LA CUISINE, ANNIE, SIMON ET ROSIE DISCUTENT DU PROBLEME DE CETTE DERNIERE. MATT PASSE SON TEMPS À S’EMPIFFRER.

SIMON : Ce n’est pas qu’on ne veut plus te voir avec Rosie, maman. Mais si ta mère vient te chercher après l’école, euh … tu passes pour un nul.

MATT : Et si c’est votre grand frère ?

SIMON : Ouais. C’est nettement mieux.

MATT : Excellente réponse.

ROSIE (en voyant Matt prendre le gâteau que Rosie avait sorti de la boîte) : Hé !

SIMON : Ouais. Et puis dans le même ordre d’idée, quand il y aura une autre réunion parents d’élève professeur où tu seras convoquée, on préfère que ce soit Matt qui vienne, tu comprends ?

ANNIE (en voyant Matt boire du lait à même le carton) : Hé !

MATT : Et alors ? C’était comment cette réunion ?

SIMON : Rosie s’est fait attraper.

ROSIE : Je n’ai plus le droit de mettre cette chemise.

ANNIE : Non. L’institutrice de Rosie était étonnée parce qu’elle la voyait avec la même chemise trois jours de suite et elle a pensé que … qu’il pouvait y avoir des problèmes à la maison. Alors, je lui ai expliqué que Rosie était devenue une grande fille et que maintenant, elle s’habillait toute seule.

ROSIE : Oui, je suis la règle.

SIMON : Qu’est-ce que c’est, la règle ?

ROSIE : Si t’es assez grande pour choisir tes vêtements toute seule, t’es assez grande pour faire ta propre lessive.

SIMON : Sauf que toi, tu n’as pas encore intégré la seconde partie de l’équation : faire sa propre lessive.

MATT : Ben moi, je suis persuadé que c’est sa chemise préférée.

SIMON : Ouais, mais ce n’est pas une raison pour la porter trois jours de suite.

ANNIE : Rosie ne fait qu’exprimer son indépendance de cette façon.

SIMON : Moi, je trouve qu’elle exprime plutôt sa puanteur. Tu veux comprendre qu’elle habite une étable parmi les vaches ?

ROSIE : Meuuuuuh ! (Rire d’Annie)

SIMON : Moi, je ne trouve pas ça drôle, parce qu’elle ne la garde pas que la journée. Elle la porte toutes les nuits, aussi.

ROSIE : C’est normal que je garde les affaires de la journée pour dormir. Comme ça, quand je me réveille, je suis déjà habillée.

ANNIE : Moi, je suis sûre qu’elle serait peut-être un peu plus coquette si elle avait plus de choix et surtout des vêtements propres. Ce qui peut s’arranger, c’est que tu lui apprends à faire sa lessive.

ROSIE : Oui. D’ailleurs, la seule chose que j’ai de propre pour dîner ce soir, c’est mon pyjama.

SIMON : J’ai compris. Suis-moi. (Mary et Lucy arrivent)

LUCY : Salut, Simon. Salut, Rosie.

ROSIE (en regardant la tête de Lucy en criant) : Hé ! Moi aussi, je veux des nattes.

SIMON : Oh ! C’est l’âge ingrat. Rassurez-vous, ça lui passera. (Simon et Rosie s’en vont)

ANNIE : Ca va, les filles ?

MARY : Oui, maman. Dis donc ! T’aurais pas du collyre. J’ai mon allergie qui commence à reprendre.

ANNIE : Ah ! Pourtant, ce n’est pas la saison.

MARY (en regardant Lucy) : C’est vrai ! Mais il y en a qui met de l’encens.

ANNIE (à Lucy) : Je t’ai pourtant dit d’arrêter de brûler ce genre de truc.

LUCY : Ah ! Mais je ne brûle rien.

MARY : Si. Et elle en colle dans tous les coins de la chambre.

ANNIE (en soupirant) : Aaah !

MARY : Ah ! Au fait, j’y pense. Wilson va passer me voir ce soir une fois qu’il aura mis Billy au lit, si vous êtes d’accord.

ANNIE : Oui. Mais je veux qu’il ne rentre pas trop tard chez lui parce que ton père est un peu fatigué, cette semaine.

LUCY : Maman ! Comme je n’ai pas encore le droit de sortir, je voulais savoir si tu verrais un inconvénient à ce que j’invite mon copain Rod à la maison pour dîner au lieu de le voir dehors en me cachant.

ANNIE : Hm ! J’aimerais savoir quelle âge il a et qu’est-ce que signifie « copain Rod ». Est-ce qu’il a son permis de conduire ?

LUCY : Calme-toi ! Il n’a que quatorze ans et il a une mob. (Rire de Mary et Matt) Ben quoi ? Il est déjà très mûr pour son âge. Et je suis même en dessous de la vérité, hein. Il fait très masculin. (Rire de Mary)

ANNIE : Je crois que pour ça, il vaudrait mieux demander à ton père.

MARY : Dis donc ! On peut savoir ce qui rend ce garçon si masculin ?

LUCY : Tu verras. Et toutes les nanas sont folles de lui.

ANNIE : Ah ! Et une dernière chose. Je me demande …euh … c’est à cause de lui que cet an-ci, tu t’habilles si … différemment ?

LUCY : Peut-être bien.

MARY : Je savais que c’était pour un mec.


ERIC, TRES FATIGUE, RENTRE DU TRAVAIL. HAPPY GROGNE.

ERIC : Ah ! Happy ! Aaah !

IL SE MET À LA CARESSER. TOUT À COUP, IL APERCOIT LE JOINT QU’ELLE A FAIT TOMBER. IL A L’AIR PREOCCUPE.


MATT CONTINUE À S’EMPIFFRER DE COOKIES.

ANNIE (à Matt) : Euh … qu’est-ce que tu fais, ce soir, toi ?

MATT : Oh ! Pas grand-chose. Je vais rester là. (Eric arrive)

MARY : Bonsoir, papa.

LUCY : Bonsoir.

MATT : Bonsoir.

ERIC : Bonsoir. Est-ce que Happy est sortie aujourd’hui ?

ANNIE : Elle a fait un tour dans le jardin. Pourquoi ?

ERIC : Non, pour rien. C’était juste …

MARY : Rhh ! Bon sang ! Ce que mes yeux piquent.

LUCY (à Matt qui continue à s’empiffrer) : Tiens, donne-m’en un.

ANNIE : Hé ! Non. Ca suffit, les gâteaux. Vous n’allez plus manger ce soir.

MARY : Euh … papa, tu te rappelles que tu as accepté que Wilson passe me voir après le dîner ce soir. Alors, je me demandais si maman et toi, vous ne pourriez pas trouver un truc à faire au premier et on a envie d’être tranquille.

LUCY : Tiens, pendant qu’on y est, maman a dit qu’elle était d’accord si tu acceptais que … que mon nouveau copain Rod puisse venir dîner ce soir. (Bruits de grignotage)

MARY : Allo.

LUCY : Papa !

ERIC (un peu distrait) : Hm ? Oh ! Euh … Vous savez, les filles ? Euh … ce soir, je préfèrerais qu’on évite d’avoir du monde à la maison.

MARY : Mais t’étais d’accord, mercredi dernier.

LUCY : Et moi, maman ?

ANNIE : Chéri, ça ne durera pas plus d’une heure ou deux.

ERIC : Euh … euh … est-ce qu’on pourrait avoir une petite conversation tous les deux ?

ANNIE : Bien sûr. (en s’en allant avec Eric et en s’adressant tout bas aux enfants) Ca va aller.

MARY : Ce n’est pas clair.

LUCY : Oui. On aurait dit que papa est totalement ailleurs.

MATT : Vous êtes parano, les filles.

MARY : Peut-être mais il avait les yeux rivés sur toi.

MATT : Oui, c’est peut-être moi qu’il regardait. Mais c’est votre soirée qui l’a fichu par terre. Alors s’il y a un truc pas clair, c’est vous que ça concerne. Hé ouais !


D’AUTRE PART, ANNIE ET ERIC DISCUTENT DANS LEUR CHAMBRE.

ANNIE : Je sais que tu es très fatigué, mais ce n’est pas une raison pour empêcher les filles de recevoir leur copain. Je t’avoue que j’aime mieux les avoir ici que de les voir traîner. (Eric lui montre le joint) C’est bien ce que je crois ?

ERIC : Marijuana. Happy l’a laissé tomber, juste devant moi quand je suis arrivé. Alors, à moins que la chienne ne soit devenue revendeuse, je pense que c’est sûrement l’un de nos enfants qui a rapporté cette chose chez nous.

ANNIE : Tu es sûr que ça en est ?

ERIC : Sens. (Annie renifle le joint)

ANNIE : Ah ! Oui. Effectivement. Oh ! Mais tu penses à qui ?

ERIC : Oh ! J’ai une petite idée. Jeune homme d’un mètre quatre-vingt repéré dans la cuisine en train de se goinfrer de cookies.

ANNIE : Non ! Attends une petite minute. Ce truc ne prouve pas qu’il consomme de la drogue.

ERIC : Qui veux-tu que ce soit ?

ANNIE : Je … je n’en … je n’en sais rien, moi. Et tu as vu comme Mary a les yeux injectés de sang ?

ERIC : Ca, c’est une allergie ou quelque chose comme ça.

ANNIE : Oui. C’est l’encens que brûle Lucy. Mais si ça se trouve, ça peut être une des deux filles aussi. Mary n’arrête pas de traîner avec les filles de son équipe et elle ne me raconte plus rien. Et de son côté, Lucy vient tout d’un coup de se mettre à s’habiller bizarrement.

ERIC : Ce n’est pas Mary. Et je suis sûr que ce n’est pas non plus Lucy.

ANNIE : T’es bien sûr ? Tu as pensé à Simon ?

ERIC : Simon ?

ANNIE : Oui, c’est sa première année de collège. Une nouvelle école avec des gamins plus âgés.

ERIC : Je pense qu’on peut éliminer Rosie ?

ANNIE : Oh ! Ben, c’est évident. Elle n’arrive même pas à s’habiller toute seule.

ERIC : Ben, ce qui fait que … il ne reste que Matt.

ANNIE : Et si ce n’est pas lui … et que tu l’accuses d’une chose aussi grave … sans avoir de preuve, qu’est-ce que tu crois qu’il va se passer ?

ERIC : Ouais. C’est vrai. Alors comment ce truc est arrivé chez nous ?

ANNIE : Ca, je n’en sais rien. Mais toi non plus, tu n’en sais rien. Et je peux te dire, j’ai l’impression que ta relation avec Matt ne résistera pas à ces accusations. Il est possible que ce joint n’appartienne même pas à nos enfants. C’est peut-être un de leurs amis qui l’a apporté ici.

ERIC : Qui est ce nouveau garçon dont Lucy nous a parlé ?

ANNIE : Je crois que c’est celui qui a dû lui donner de l’encens.

ERIC : Tu ne crois pas que ça pourrait être Wilson ?

ANNIE : J’en … je n’en sais rien. Mais c’est … ça m’étonnerait.

ERIC : (soupir) Et Matt ? Il a amené des amis, ici ?

ANNIE : Non. Aucun.

ERIC : Comment on va trouver qui c’est ?

ANNIE : Dis donc ! C’est toi qui parles de drogue tous les jours avec des familles. Essaie de te rappeler ce que tu leur expliques.

ERIC : Je pense que … on pourrait peut-être essayer de discuter de drogue avec des enfants, mine de rien. Peut-être que le coupable va se sentir visé et qu’il voudra se dénoncer.

ANNIE : Bonne idée.

ERIC : Oui. Et … Ah ! Tiens, je pense qu’on peut effectivement laisser les filles recevoir leurs amis, ce soir. J’aimerais parler à Wilson et dans la foulée, je jetterai un œil à ce nouveau que Lucy veut recevoir.

ANNIE : Rod ?

ERIC : Oui. Rod ! Et Matt, il fait quoi, ce soir ?

ANNIE : Il m’a dit qu’il ne faisait rien du tout.

ERIC : Excellent. Je vais pouvoir commencer avec lui. (en lui donnant le joint) Et toi, je te charge de cacher la preuve. D’accord ? Voilà.

ANNIE : Euh … oui.

ERIC S’EN VA. ANNIE, PROFONDEMENT PERTURBEE. ELLE MET LE JOINT DANS UN DES TIROIRS DE SA COMMODE. ELLE POUSSE UN ENORME SOUPIR.


SIMON DISCUTE AVEC ROSIE DANS LEUR CHAMBRE.

SIMON : Tu ne peux pas garder ton maillot de bain pour venir dîner.

ROSIE : Pourquoi ? Maman a dit que je pouvais m’habiller comme je voulais. Puis, de toute façon, c’est soit mon maillot de bain, soit mon pyjama. (Elle se lève et se dirige vers le panier à linge) A moins que je retrouve un truc dans le panier de linge sale.

SIMON : Non, j’ai suffisamment senti ton odeur de « pas lavé » pour qu’on évite ça. Alors, tu garderas ton maillot tant qu’on n’aura pas lavé tes affaires.

ROSIE : D’accord.

SIMON : Alors, la première chose qu’il faut que tu apprennes pour la lessive, c’est de savoir séparer tes couleurs.

ROSIE : Je sais séparer mes couleurs. (en lui montrant des crayons) Tiens ! Tu vois ?

SIMON : Quoi ?

ROSIE : Elles sont bien rangées.

SIMON : Oh ! T’es désespérante.


DANS LA CHAMBRE, ON ENTEND DE LA MUSIQUE REGGAE. PENDANT CE TEMPS, MARY S’ENTRAINE AU BASKET ET LUCY SE FAIT UNE BEAUTE. SOUDAIN, ERIC FRAPPE A LA PORTE.

ERIC : Les filles ! (en ouvrant la porte) Je suis venu vous dire que j’avais parlé avec maman et qu’on avait décidé que vous pourriez recevoir vos amis, ce soir, si vous voulez.

MARY : C’est vrai ?

ERIC : Juré. (Radio éteint) Et … je vous prie de m’excuser pour avoir été un peu dur dans la cuisine. Je viens de passer une semaine difficile.

LUCY : Mais c’est super ! Enfin, je ne parle pas de ta semaine difficile, hein.

ERIC : Rassure-toi, je vois ce que tu veux dire.

LUCY : T’es génial !

MARY : C’est très gentil.

ERIC : Oui, c’est normal. J’ai toujours aimé discuter avec Wilson et … je suis ravi de pouvoir rencontrer ce …

LUCY : Rod.

ERIC : Oui. Rod.

LUCY : Tu vas voir, il va te plaire. Il n’a rien à voir avec les autres garçons.

ERIC : C’est rassurant ?

MARY : Euh …papa ! Quand tu dis que tu aimes discuter avec Wilson, j’aimerais savoir combien de temps tu as l’intention de parler avec lui, ce soir ?

ERIC : Jusqu’à ce que ça devienne intéressant. (Il ferme la porte)

MARY : Il nous prépare quelque chose.

LUCY : Je m’en fiche. Je vais voir Rod.

MARY : Dis donc, Rod et toi, j’aimerais que vous ne restiez pas avec nous toute la soirée.

LUCY : Oh ! Mince ! Je … j’avais pourtant l’intention de rester assise en face de vous à vous regarder … Oh ! Faut que je trouve quelque chose à me mettre. (Elle ouvre un tiroir de la commode)

MARY : Waouh ! T’es déjà fatiguée du noir ?

LUCY : Non. Je voudrais seulement quelque chose qui rehausse ma tenue. Quelque chose de plus … féminin. Une écharpe de maman, ce serait génial.

MARY : Tu devrais peut-être la lui demander.

LUCY : Oh ben ! Elle s’en fichera.

LUCY ET MARY QUITTE LEUR CHAMBRE POUR ALLER DANS CELLE DE LEURS PARENTS. LUCY OUVRE LE TIROIR DE LA COMMODE D’ANNIE. MARY LA SURPREND.

MARY : Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu sais bien qu’elle n’aime pas qu’on fouille dans ses affaires.

LUCY : Quand on était gamine, oui.

MARY : Je te laisse faire.

LUCY EXAMINE LE CONTENU DE CE TIROIR POUR CHERCHER UN FOULARD. PAR SA PLUS GRANDE SURPRISE, DANS UNE DES TROIS BOITES A BIJOUX HEXAGONALES, ELLE APERCOIT UN JOINT.

LUCY : Ah mince, alors !

MARY : Quoi ?

LUCY MONTRE LE JOINT À MARY. MATT VIENT D’ARRIVER. IL LES OBSERVE DISCRETEMENT EN PASSANT.

MARY : Est-ce c’est ce que je crois, ce truc ?

LUCY : Que veux-tu que ce soit d’autres ? Il y a des parents qui consomment de la drogue.

MARY (prise de frayeur) : Hum !

MATT, FRAPPE DE PANIQUE, FOUILLE SES POCHES ET NE TROUVE AUCUN JOINT.

MATT (tout bas) : Oh mince !


PLUS TARD, MARY ET LUCY RETOURNENT DANS LEUR CHAMBRE.

MARY : Je t’avoue que je n’en reviens pas.

LUCY : Oh ! Moi non plus. Tu te rends compte que nos parents fument des joints.

MARY : On n’en est pas certaine.

LUCY : Ce sont les dernières personnes au monde qu’on pourrait soupçonner.

MARY : Il y a peut-être que maman qui fume. Après tout, ce truc était dans sa commode et je suis sûre que s’il n’y en a qu’un qui fume, ça ne peut être qu’elle.

LUCY : Oh oui ! Ce serait son style. Et puis, ça ne doit pas être facile tous les jours d’être femme de révérend. Et surtout, elle a bien connu les années soixante.

MARY : Ah ! Je comprends pourquoi elle a toujours la forme. Et puis, quand on y pense, c’est sûrement pour ça qu’elle passe le plus clair de son temps dans la cuisine.

LUCY : Oui. A cause de l’odeur. Moi, en tout cas, je te jure que je n’ai pas envie de garder ce truc-là. Alors, je vais aller le reporter tout de suite à l’endroit où je l’ai trouvé.

MARY : T’as raison, sinon, elle peut s’en apercevoir.

LUCY ET MARY QUITTENT LEUR CHAMBRE.


MATT, DE SON COTE, TELEPHONE A MITCH. IL TOMBE SUR LE REPONDEUR.

VOIX DE MITCH SUR REPONDEUR : Vous êtes chez Mitch. Alors, parlez après le bip. (Signal sonore)

MATT : Salut ! C’est Matt. Où est-ce que tu es ? Ecoute, J’ai … j’ai … j’ai changé d’avis. Je vais sortir avec vous, ce soir. Rappelle-moi.

IL RACCROCHE ET ATTEND PATIEMMENT L’APPEL DE MITCH.


ERIC VA VOIR SIMON QUI EST SEUL DANS SA CHAMBRE.

ERIC : Ah ! Fiston. Comment ça va avec ta sœur ?

SIMON : Oh ! Ca va. Pour l’instant, j’attends qu’elle redescende. Elle sépare ses couleurs.

ERIC : Au fait, tu es au collège depuis combien de temps ? Six semaines environs ? Comment ça se passe ?

SIMON : C’est ce qu’on appelle une classe intermédiaire. Alors, que veux-tu que je te dise ? Que je suis au milieu. J’ai fait la moitié.

ERIC : Non. Ce que je veux dire c’est, comparé au primaire, justement, ça doit être euh … plus dur … plus effrayant.

SIMON : Non, non.

ERIC : On m’a dit que cette année, on allait vous parler des problèmes de la drogue. Ca doit t’inquiéter, ça ?

SIMON : Oh non ! Pas du tout. Ouais, c’est complètement stupide, ce genre de truc.

ERIC : Stupide ?

SIMON : Ouais, toutes ces vidéos qu’on nous fait voir. Tous ces drogués allongés dans des ruelles avec des aiguilles plantées dans les bras et qui bavent sur eux la plupart du temps. Faut pas être intelligent pour savoir que la drogue, c’est dégoûtant.

ERIC : Ouais … C’est dur de s’imaginer … que des gens puissent se faire tant de mal tout seuls. Mais peut-être que ces drogués ont commencé par fumer un joint que quelqu’un leur a donné dans une fête ou … encore dans l’autobus … ou la cafétéria.

SIMON : C’est possible. Cela dit, je t’avoue que je ne comprends vraiment pas comment quelqu’un décide un jour de commencer à fumer.

ERIC : Moi non plus.

SIMON : Eh bien, si jamais t’arrives à comprendre, explique-moi. (Rosie, souriante, arrive avec le panier à linge)

ERIC : Ouais.

SIMON S’EMPARE DU PANIER À LINGE.


MATT ARRIVE DANS LA CUISINE OU ANNIE SORT LES ASSIETTES. LE TELEPHONE SONNE. ANNIE DECROCHE.

ANNIE : Allo … Oui, un instant. C’est de la part de qui ? … (à Matt) Pour toi, c’est Mitch.

MATT : Ah !

ANNIE QUITTE LA PIECE UN INSTANT.

MATT (au téléphone) Oui, qu’est-ce qu’il y a, Mitch ? … Oui, vous pouvez venir me chercher … À quelle heure ? … D’accord. Salut.

IL RACCROCHE. ANNIE REVIENT DANS LA CUISINE.

MATT : C’était Mitch.

ANNIE : Oui, je sais.

MATT : On va peut-être aller faire un tour, ce soir.

ANNIE : Ah ! Et où vous allez ?

MATT : Oh ! Sûrement à la piscine ou chez une amie de Mitch.

ANNIE : Je croyais que tu préférais rester avec nous, ce soir.

MATT : Oui, c’est ce que j’avais prévu mais … il se trouve que Mitch et les autres ont décidé de me sortir d’ici pour que je bouge et que j’évite de penser à Heather.

ANNIE : C’est vraiment gentil de leur part.

MATT (en commençant à grignoter) : Oui.

MATT S’EN VA.


ERIC EST OCCUPE DANS LE SALON, DEVANT LE TISON. LUCY APPARAIT, TOUTE MAQUILLEE.

LUCY : Comment tu me trouves ?

ERIC : Hein ? Oh ! Ben, euh … tu ressembles à … Twiggy.

LUCY : Qui ?

ERIC : Non, non. C’est … c’est … le style est intéressant.

LUCY : Intéressant ?

ERIC : Hm ! Disons que, je … je ne sais pas si t’es pas un peu jeune ?

LUCY : Il n’y a encore aucune interdiction à utiliser du fard à joue. Et le maquillage, c’est à tout âge.

ERIC : Est-ce que … je peux savoir en quelle classe est Rod ?

LUCY : Dans la même classe que moi.

ERIC : Et son âge ?

LUCY : Le même que moi.

ERIC : Hm ! Parle-moi de ses parents. Est-ce qu’ils sont ensemble ? Ils sont mariés ?

LUCY : Je crois, oui.

ERIC : Ils vont à l’église ?

LUCY : Alors, ça, je n’en sais rien.

ERIC : Quel métier ils font ?

LUCY : Je ne sais pas. Mais … mais t’es de mauvaise humeur, ou quoi ?

ERIC : Non, non, non. Pas du tout. Ben pourquoi ? Tu penses que je devrais l’être ? (Mary arrive)

LUCY : Euh … Et tout se passe bien entre toi et maman ?

ERIC : Comment ?

LUCY : Ah ! Mais je posais la question, c’est tout. (Mary s’approche d’Eric)

ERIC : Ah ! Mary! Ca va mieux?

MARY : Hein?

ERIC : Oui, tes allergies.

MARY : Oh oui ! Ca va mieux depuis que j’ai balancé tout l’encens dans les toilettes.

ERIC : Bien, bien. Petites, vous ne sauriez pas où sont passés toutes les … les allumettes qui étaient sur la cheminée ? Je suis sûr que j’avais posé une boîte d’allumettes à bout bleu, là-dessus.

MARY : Il fait un peu chaud pour faire du feu, non ?

ERIC : Ben, je … je ne cherchais pas spécialement pour faire du feu. Je voulais juste savoir où elle pouvait être.

LUCY : On n’en sait rien mais demande plutôt à maman.

ERIC : Qu’est-ce que tu veux dire ?

LUCY : Oh ! Euh … rien du tout. Si ce n’est que maman sait toujours où les choses se trouvent dans la maison.

ERIC : Dites ! J’ai l’impression que vous avez envie de me dire quelque chose, toutes les deux, là.

MARY : Et toi ? Tu n’as rien à nous dire ?

ERIC : Eh bien … si. J’ai effectivement quelque chose à vous dire. Allez ! Asseyez-vous. (Ils s’asseyent) Euh … Je dois avouer que je n’en reviens pas de la vitesse à laquelle vous avez mûri. Et … je voudrais que vous sachiez que vous pouvez venir nous voir, votre mère et moi, pour quoi que ce soit. Que je sois un pasteur ne signifie pas que j’ignore que les choses sont dures dans le monde extérieur. En fait, j’en sais peut-être plus que vous ne croyez. Par exemple, je sais que les jeunes peuvent souvent faire des erreurs, même mes enfants. Alors, euh … comprenant cela, est-ce qu’il y a un sujet que vous voulez qu’on aborde ? (Lucy et Mary se regardent) Faut pas hésiter.

MARY : Oui. Il y en a un.

ERIC : Ah ! Je suis ouvert à tout ce que vous voulez.

MARY : Tu sais que tu viens sans arrêt nous surveiller, Wilson et moi, toutes les cinq minutes.

ERIC : Ouais. Et ?

MARY : Est-ce que tu pourrais essayer de venir moins souvent ?

ERIC : C’est tout ?

LUCY : Oui, c’est tout. Enfin, disons que pour moi aussi, j’espère que tu feras pareil. On sait bien que tu n’as pas d’arrière-pensée. Seulement, on apprécierait que tu nous fasses un peu plus …

MARY : Confiance.

ERIC : Confiance. Je vois. Il n’y a rien d’autre ?

LUCY : Si. Tu devrais peut-être passer un peu plus de temps avec maman.

MARY : Oui. Tu sais que jouer les mères et les femmes et tout ce qui va avec, ça doit sûrement être nettement moins facile que ce qu’on croit.


SIMON MONTRE A ROSIE COMMENT FAIRE LA LESSIVE. D’ABORD, IL VIDE LES POCHES DU PANTALON. IL EN SORT DE LA MONNAIE.

SIMON : Il faut vérifier que tout le monde a bien vidé l’argent de ses poches. (Bruits de monnaie) Et tu peux faire fortune avec les pantalons de papa.

LA PORTE DE LA MACHINE À LAVER EST FERMEE. ROSY SE PENCHE DESSUS POUR REGARDER LE BOUTON D’INSTRUCTIONS.

ROSIE : Ca veut dire quoi, ce bouton ?

SIMON : Faut pas t’en occuper. Maman a mis une marque pour nous. Tout ce que tu as à faire, c’est de le tourner jusqu’au point jaune et de le tirer. Mais avant, il faut avoir mis la lessive.

ROSIE : Et ça, il faut en mettre comment ?

SIMON : Tu laisses un peu couler l’eau et puis, tu ajoutes une tasse.

ROSIE : Ah oui, mais la tasse, tu l’as oubliée.

SIMON : Elle ne sert à rien. Je vais te montrer, moi, comment je fais. (Il met de la poudre dans un bonnet de soutien-gorge) Faut juste que tu vérifies que c’est bien le soutien-gorge de maman, autrement, il n’y a pas assez de lessive pour tout nettoyer.

IL MET LA POUDRE DANS LA MACHINE, FERME LA PORTE ET LA MET EN MARCHE.

ROSIE : Pigé.

SIMON (en voyant rosie ouvrir la porte de la machine) : Ouais, mais surtout, jamais, jamais ouvrir la machine pendant qu’elle tourne. Ca te briserait les bras. Tu peux répéter ?

ROSIE : Il ne faut jamais, jamais ouvrir la machine pendant qu’elle tourne.

ON SONNE À LA PORTE. ROSIE ACCOURT. SIMON ET LES AUTRES LA SUIVENT.

ROSIE : J’y vais.

ROSIE OUVRE LA PORTE. TOUT LE MONDE APERCOIT UN GARCON AUX ALLURES DE MOTARD. ON ADMIRE D’ABORD SON TEE-SHIRT. ENSUITE, IL RETIRE SON CASQUE. C’EST ROD, UN JEUNE GARCON AUXCHEVEUX MI-LONG ET PORTANT UNE MOUSTACHE DE TROIS JOURS.

LUCY : Salut, Rod.

ROD : Salut, bébé.

TOUT LE MONDE EST ETONNE DE SON ALLURE. MATT NE PEUT PAS S’EMPECHER DE RIRE.

ANNIE : Hm ! Bienvenue, Rod.

ERIC : Je suis le père.

ROD LUI SERT LA MAIN EN RICANANT ET TIRANT LA LANGUE.

LUCY : Eh oui ! Voici ma mère et le reste de la famille. Tu veux montrer ta moto ? (Rires de Mary)

SIMON : Une moto ?

ROD : Non. C’est un gros vélomoteur.

SIMON : Je peux venir le voir aussi ?

ROD : Bien sûr que tu peux venir. (Simon sort de la maison en courant) Hé ! T’es bien assuré ?

ERIC (en criant) : Dis donc, personne ne monte sur cette moto. Ah ! C’est quelque chose.

ANNIE : Euh … oui, attends. Je te rappelle que ce garçon est notre invité

ERIC : Ben, c’est à lui de ne pas l’oublier.

ANNIE : Ha !

ERIC ET ANNIE VIENNENT DANS LA CUISINE OU MATT SE SERT À MANGER.

ERIC : Aaah ! (à Matt) Tu connaissais ce garçon, l’ami de ta sœur ?

MATT : Pas vraiment.

ERIC : Il porte un tee-shirt rasta et surtout, il a déjà de la moustache.

MATT : Ouais, j’ai vu. Je crois qu’il essaie surtout d’avoir l’air dans le coup.

ERIC : Ah ça ! Ouais mais, est-ce que les rastas sont dans le coup à cause de leur musique, de leur religion ou … parce qu’ils fument des joints ?

MATT : Moi, à ta place, je ne me ferais pas de souci pour ce petit jeune de banlieue à moto et moustache qui veut jouer les rastas.

ERIC : T’as pas tort mais je peux peut-être m’inquiéter si ma fille fréquente un garçon qui consomme de la drogue. Est-ce que tu saurais comment je peux lui dire ? Faire attention si … si ce garçon fume des joints ?

MATT : Je n’en ai aucune idée.

ERIC : Tiens ! J’aurais cru que tu le saurais. C’est bizarre. (Matt le regarde en soupirant)

ANNIE : Matt ! Je voudrais discuter avec ton père. Tu peux nous laisser ?

MATT : Bien sûr. (Il quitta la pièce)

ERIC : Matt ! Je suis sûr que c’est lui.

ANNIE : Bon. Ecoute, avant que tout cela n’aille plus loin, il faut que je t’avoue quelque chose.

ERIC : Je savais qu’un jour, il ferait une bêtise. Cela dit, je … j’aurais préféré qu’elle ne soit pas aussi énorme.

ANNIE : Il se trouve que l’été qui a précédé ma dernière année de lycée, je … j’ai fait une sorte de petite expérience, moi aussi.

ERIC : Pardon ? Tu disais ?

ANNIE : Je voulais te dire que, avant de t’en prendre aux enfants, je veux te dire que … j’ai fumé de l’herbe, moi aussi.

ERIC N’EN REVIENT PAS. APRES LE DINER, ANNIE ET ERIC FONT LA VAISSELLE.

MARY (en arrivant avec une assiette vide) : Il est vraiment super, ton ragoût, papa. T’as un peu pour Wilson ?

ANNIE : Oui.

LUCY (arrivée après Mary) : Super génial, ce que t’as fait. Je suis désolée, hein. Je ne savais pas que Rod était végétarien.

ERIC : Hm ! Comme ça au moins, il ne s’est pas mis de viande dans la moustache.

SIMON (arrivé après Lucy) : C’était un vrai délice culinaire, maman. C’est un mot que j’ai appris récemment, culinaire.

ROD (arrivé après Simon) : Merci, euh … la salade était génialement bonne. (Lucy et Rod s’en vont)

ROSIE (arrivée après Rod et elle s’adresse à Simon) : Si on mange en maillot de bain et qu’on bave un peu, il suffit de se laver ensuite.

SIMON, EXCEDEE, L’ENTRAINE DANS LA SALLE DE BAIN.

ANNIE : Oh ! Allez ! Tu as envie qu’on en parle ?

ERIC : Ce qu’il y a, c’est … c’est … je n’arrive pas à … je ….Comment peux-tu m’avouer une telle chose et préparer ensuite pour huit personnes un dîner comme si rien ne s’était passé.

ANNIE : Je sais bien que ça s’est passé, il y a longtemps et que j’étais jeune. Et depuis que je suis avec toi, je n’ai jamais eu envie de … de t’en parler.

ERIC : J’aurais pourtant préféré le savoir.

ANNIE : Moi aussi, j’aurais aimé. Mais je n’ai rien dit. Et toi, de ton côté, tu n’as jamais été tenté de fumer ?

ERIC : Tu veux savoir ? A te dire le vrai, jamais. Et toi, pourquoi tu me dis ça, maintenant ?

ANNIE : Parce que cette cigarette a changé beaucoup de choses. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais encore éprouvé le besoin de te l’avouer mais là, je dois dire que j’ai commencé à me sentir malhonnête.

ERIC : Moi, je dois dire que je suis content que tu aies décidé de me l’avouer mais …

ANNIE : Mais quoi ?

ERIC : Pour l’instant, je crois qu’il vaut mieux qu’on s’occupe du problème du jour : Matt.

ANNIE : Alors, c’est ça que tu veux faire ?

ERIC : Oui, c’est ce que je veux faire.

ANNIE : De toute façon, il sort avec des copains.

ERIC : Oh ben ! C’est là qu’il se trompe. S’il croit que je vais le laisser sortir ce soir …

ANNIE : J’ai l’impression que tu oublies une chose. Ton fils n’est plus un gamin. Il a dix-sept ans. Et on n’a plus le droit de décider à sa place, pas plus que mes parents n’ont décidé pour moi.

ERIC : Oh ! Moi, je dis le contraire. Je dis que la première décision qu’on va prendre pour lui, c’est qu’il ne sortira pas ce soir.


MATT EST AU TELEPHONE. IL TOMBE TOUJOURS SUR LE REPONDEUR.

VOIX DU REPONDEUR : Vous êtes bien chez Mitch. Alors, parlez après le bip.

MATT : Salut ! C’est Matt. Bon, alors, qu’est-ce que vous faites ? Si vous venez me chercher, appelez-moi. Il faut que je me tire d’ici. (Il décroche).


ROSIE ET SIMON S’OCCUPENT DE LA LESSIVE. EN OUVRANT LA PORTE DE LA MACHINE, ILS DECOUVRENT, À LEUR PLUS GRANDE SURPRISE, QUE LE LINGE AVAIT CHANGE DE COULEUR.

SIMON ET ROSIE (très surpris) : Oh ! Oh !

ROSIE : Hé ! Mais qu’est-ce qui est arrivé à mes affaires ?

EN FOUILLANT LE TAMBOUR DE LA MACHINE, SIMON A DECOUVERT UN BANDEAU ROUGE. C’EST CELUI-LA QUI A DETEINT SUR LES VETEMENTS BLANC.

SIMON (en lui montrant le bandeau) : Je t’avais pourtant dit de séparer les couleurs.

ROSIE : C’est génial.

SIMON (on ne peut plus énervé) : Si tu veux mon avis, ça m’étonnerait que maman soit aussi contente que toi.

ROSIE : Ce qui est génial, c’est que maintenant, tous mes vêtements sont neufs. Ben oui ! Avant, je n’avais que du blanc, et là, tout est devenu rose.

SIMON, DESESPERE, S’EN VA. ROSIE CONTINUE À VIDER LA MACHINE.



ERIC ET ANNIE CONTINUENT DE PARLER.

ERIC : Qu’est-ce qu’il est devenu, Jimmy Moon ? Jimmy Moon, lui, on pouvait lui faire confiance.

ANNIE : Tu n’as jamais eu confiance en lui.

ERIC : En tout cas, j’avais plus confiance en lui qu’en celui-là, je t’assure.

WILSON ET MARY PARLENT DANS LE COULOIR.

WILSON : Eh ben ! Dis donc ! Laisse-moi te dire que ce Rod, il est gonflé.

MARY (en riant) : Ha ! Je ne vois vraiment pas ce qu’il peut lui trouver. Hm ! Hm ! Hm ! (Ils arrivent chez Eric et Annie)

ERIC : Dis donc ! Le fiancé de Lucy, j’ai l’impression que tu l’apprécies que modérément.

WILSON : Non. Je m’en veux. Je dois dire que je ne lui ai pas accordé une seule chance. Il faut m’en excuser.

ERIC : Euh … en réalité, je me demandais si selon toi éventuellement, tu penses que ce garçon pourrait prendre de la drogue.

WILSON : Je n’en ai aucune idée. Et je ne peux parler que pour moi. Jamais je n’en ai pris.

ERIC : Dis-moi, Wilson, que ferait ton père s’il pensait que tu consommais de la drogue. C’est une supposition, bien sûr.

WILSON : Oh ! C’est facile. Il me fait faire des tests. D’ailleurs, il m’en fait faire régulièrement.

MARY : Alors, il n’a pas confiance en toi ?

WILSON : J’ai quand même eu un enfant à l’âge de seize ans, et là, je pense que j’ai fermé les portes de sa confiance.

MARY : C’est dur à vivre.

WILSON : C’est comme de sauter d’un avion sans parachute. Une fois qu’une bêtise est faite, on ne peut pas la rattraper. Elle te marque à tout jamais. (Simon arrive)

ERIC (à Simon) : Où tu vas, toi ?

SIMON : Je vais dehors avec Matt.

ANNIE : Non. Attends ! Excuse-moi. J’ai besoin de lui parler.

SIMON (à Eric) : Dis, j’aurais le droit d’avoir un vélomoteur quand j’aurais quatorze ans ?

ERIC (excédé) : Euh … Simon … euh …

MARY : Excusez-nous. (Elle s’en va avec Wilson)

SIMON : Non, parce que je vais économiser. C’est une réponse que je voudrais.

ERIC : Tu veux ma réponse ? Tu n’auras jamais de vélomoteur tant que je serais vivant.

SIMON : Ah ! D’accord. (Il s’en va)


MARY SE FACHE SUR WILSON.

MARY : Le coup du test de drogue, tu aurais pu t’abstenir de lui donner des idées. Il en a assez comme ça.

WILSON : Je n’ai fait que lui répondre. Apparemment, ton père a l’air d’avoir des réserves, en ce qui me concerne. Alors de mon côté, j’ai fait le maximum pour qu’il me fasse confiance vis-à-vis de sa fille.

MARY : Je n’arrive pas à croire qu’arrivé depuis dix minutes, tu aies réussi à t’attirer avec lui de tels problèmes.

WILSON : Mais quels problème ? Je n’ai fait que répondre à une simple question.

MARY : Avec mon père, il n’y a jamais de simple question. Je croyais que tu l’avais compris depuis le temps.


MATT EST DEHORS EN TRAIN DE JOUER AU BASKET. ANNIE ARRIVE A CET INSTANT.

ANNIE : Matt ! Je peux te voir une seconde ?

MATT : Oui, maman. (Il passe son temps à dribbler)

ANNIE : S’il te plaît, tu veux bien arrêter ?

MATT : Et voilà !

ANNIE : Merci … Il y a quelque chose qu’il faut que tu saches. Quelque chose que, jusqu’à ce soir, je n’avais même pas dit à ton père. A l’époque où j’avais, euh … disons, à peine un an de plus que toi, mon amie Rachel et moi, on a fait pas mal de bêtises. Et c’est vrai que c’était une tout autre époque un peu folle. Le pays était en train de changer et je dois avouer que tous les gens que je connaissais expérimentaient un tas de choses et la drogue en faisait partie. Les précédentes générations n’avaient jamais rien connu de tel. Tu comprends ce que je veux dire ? Euh … euh … ce … ce que j’essaie de te dire, c’est qu’il y a longtemps, ta mère a fumé un joint. Le petit copain de … de mon amie Rachel avait l’habitude de venir chez elle et souvent, on fumait en regardant la télévision, au sous-sol, dans une salle que ses parents avaient aménagée. Ils pensaient qu’on était digne de leur confiance et … Seulement, un soir, son petit ami est reparti de chez elle, drogué … il devait rentrer chez lui en voiture. Au dernier feu rouge, avant d’arriver, il a eu … euh … un terrible accident et il est passé à travers le pare-brise de la voiture et il était tué sur le coup. On était encore sous l’emprise de la drogue quand on a reçu le coup de fil. Au moment où on … on est allé sur les lieux, on n’avait pas repris nos esprits. Pourtant, lui, il était là devant nous. Ce malheureux garçon avec qui on avait été était là, mort devant nous. C’est cette nuit-là que j’ai décidé de ne plus jamais fumer. Et … et je dois dire qu’aujourd’hui, j’éprouve toujours comme une responsabilité envers ce jeune homme. Si je me permets de te raconter ça, c’est parce que, si tu prends de la drogue, je veux que tu arrêtes. Si jamais une chose pareille venait à t’arriver, je … je me le pardonnerai jamais. Une mère n’a pas envie de recevoir ce genre de coup de téléphone. Je sais que tu es jeune, que tu as envie de faire des expériences mais je t’affirme, celle-là n’en vaut pas le coup. Matt ! Il y a toujours un moment dans la vie où il faut savoir confesser ses erreurs. Ton père et moi, nous avons toujours essayé d’éviter de vous accuser. Nous avons toujours préféré que vous preniez vous-mêmes vos responsabilités.

MATT : C’est drôle ! Je me sens déjà coupable. (Il continue de dribbler)


LUCY, ROD, MARY ET WILSON SONT REUNIS DANS LE SALON. ILS SE REGARDENT SE DIRE UN MOT.

WILSON (en regardant Rod) : Alors ?

ROD (en regardant Wilson) : Alors ?

MARY (en regardant Lucy) : Quoi ?

LUCY (en regardant Mary) : Quoi ?

WILSON : Euh … Rod, c’est ça ? Je pourrais savoir quel âge tu as ?

ROD : Quatorze.

WILSON : Wouah ! Déjà ? Et il t’a fallu combien de temps pour la moustache ?

ROD : Quatorze ans.

WILSON : Joli tee-shirt.

ROD : C’est moi qui l’ai fait.

MARY : Oh ! Alors, tu sais coudre ?

LUCY : Il l’a peint. Oui, Rod est un artiste.

WILSON : Il est joli aussi, ton scooter.

ROD : Vélomoteur.

WILSON : C’est vrai. Et qu’est-ce que tu avais avant celui-là ?

ROD : Mes pieds. (Rire) Et toi, Wilson ? C’est quoi, ton histoire ?

WILSON : Je suis veuf et j’ai un petit garçon de deux ans.

ROD : Wouah ! J’essaierai de ne pas faire pareil. (Rire)

MARY : Pareil que quoi ? (Eric arrive)

ERIC : Lucy ! Il va être l’heure pour Rod de rentrer chez lui.

ROD : Oui, je vais me sauver. (Il se lève)

LUCY : Mais comment se fait-il que Rod doive s’en aller et que Wilson ait le droit de rester ?

MARY (à Wilson) : Peut-être que tu devrais rentrer aussi, Wilson.

WILSON : Oui, oui. J’y vais. (Il se lève)

ERIC OUVRE LA PORTE À ROD ET LUI POSE UNE DERNIERE QUESTION.

ERIC : Dis-moi, Rod, je me posais une question à propos de ton tee-shirt.

ROD : Ouais ! Plutôt cool, hein !

ERIC : Oui, mais … est-ce qu’il symbolise l’amour de la musique ou … ou celui de l’herbe ?

ROD : Oh ! Je ne fumerai jamais de drogue, moi. Je parie que ça diminue le nombre de spermatozoïdes.

ERIC : C’est ça. Au revoir, Rod. (Il ferme la porte)

WILSON : Il commence à faire très sombre dehors. Je vais lui demander s’il ne veut pas mettre sa moto à l’arrière de ma voiture.

ERIC : Non. Alors, il pourrait … rentrer à pied. (Wilson insiste) Bon. D’accord. Tu peux le déposer. Ouais. Vas-y.

WILSON : Ha ! Ha !

WILSON SORT DE LA MAISON. ANNIE ARRIVE AVEC SIMON ET ROSIE QUI TIENT LE PANIER À LINGE.

ROSIE (à Eric) : Regarde ! Tout est très propre. Maman a dit que souvent, ceux qui étaient au collège faisaient leur lessive comme moi. (Matt arrive)

ERIC : Oh ! Mais c’est très bien. Monte tout ça. Simon viendra plus tard t’aider à le ranger.

SIMON : Je fais quoi avant ?

ERIC : Conseil de famille d’urgence.

TOUT LE MONDE SE REUNIT AU SALON. MATT DONNE LE BALLON DE BASKET À MARY.

ERIC : Bon. Alors, je vais droit au but. J’ai trouvé de la marijuana chez nous. Et comme je ne me suis jamais senti l’âme d’un père qui pouvait imposer des tests à ses enfants, je vais me contenter de vous demander à tous qui peut avoir apporté un joint ici.

MARY (après un moment de silence) : Attends ! Lucy a trouvé quelque chose, elle aussi.

LUCY : Oui. J’ai trouvé un joint dans le premier tiroir de la commode de maman. (Celle-ci regarde Lucy) En fait, je cherchais un foulard. Oui, parce que je voulais un truc qui aille avec ce que j’avais et je ne pensais pas que ça ne t’ennuierait. Quand on est tombé sur le … sur le truc avec Mary, on ne savait plus quoi faire. C’est vrai, on sait très bien que ça ne nous regarde pas, si avec papa, vous avez envie de vous faire …

ERIC : Non. Evite de finir cette phrase, hein ? Euh … je suis sûr que tu fais allusion à ceci. (Il lui montre le joint) Ce joint ! Le même que j’ai trouvé près de la porte d’entrée. Le même que ta mère a mis dans le tiroir de la commode.

LUCY : Oups !

MARY : Ah ! Je suis soulagé. Loin de moi, l’idée de penser que maman soit une droguée, seulement, euh …

SIMON : Une petite minute ! A qui il est ce joint, alors ?

APRES QUELQUES SECONDES DE SILENCE, MATT FINIT PAR SE DENONCER.

MATT : A moi.

SIMON : Attends ! Tu plaisantes ?

MATT : Ecoute, Simon.

SIMON : Et moi qui avais confiance en toi. (Il se lève et s’en va)

MATT (en hurlant) : Simon ! Attends.

ERIC : Montez dans votre chambre, les filles. Il faut qu’on parle à Matt.

LES DEUX FILLES S’EN VONT. ERIC PARLE À MATT. AVANT D’ALLER DANS LEUR CHAMBRE, ELLES ET SIMON LES ECOUTENT DISCRETEMENT SUR LE PAS DE L’ESCALIER.

ERIC : Je peux savoir où tu voulais en venir ?

ANNIE : Eric ! Calme-toi.

ERIC : Je suis resté suffisamment calme depuis le début de cette histoire. Alors, maintenant je veux des réponses. (à Matt) Ca ne te suffit pas de fumer de la drogue ? Il faut que tu la rapportes chez nous. Tu imagines que les petits auraient pu tomber dessus ?

MATT : Jamais je n’aurais pensé …

ERIC : Ah oui ! C’est exactement ça. Tu ne penses à rien. Parce que si tu avais un peu songé aux autres avant toi, tu te serais peut-être dit que l’attitude de réprobation que tu viens de lire sur le visage de Simon, si c’est un enfant qui vient de perdre le respect qu’il avait pour son frère.

ANNIE : Eric !

ERIC : Est-ce que c’est pour ça que tu ne conserves jamais un travail ? Oh oui ! Parce que ça, je comprends. Ca ne nécessite pas beaucoup de compétence. Il faut juste un briquet et un total manque de respect pour soi-même.

MATT (en hurlant) : Ce n’est pas pour ça.

ERIC (en hurlant) : Je n’ai pas encore achevé ma phrase. J’aimerais comprendre une chose qui m’aidera sûrement à mieux dormir. Dis-moi que tu avais envie que nous le trouvions, parce que tu ne pensais quand même pas qu’on était suffisamment idiot pour ne pas comprendre. Ou mieux encore, j’aimerais que tu nous expliques comment on peut être réellement assez stupide pour se lancer aussi bêtement dans la drogue ?

MATT : Je n’en sais rien, moi. Tu devrais demander à maman. Elle peut t’expliquer ça, elle.

ERIC : Comment peux-tu oser mêler ta mère à cette histoire ? Excuse-toi tout de suite. (Coup de klaxon) Non, tu ne sortiras pas.

MATT : Je n’ai pas l’intention de rester ici. (Il sort rapidement de la maison)

ERIC : Si jamais tu franchis le seul de cette porte, …

AU MOMENT OU MATT EST SORTI DE LA MAISON, ERIC EST TRES ENERVE. MATT REJOINT MITCH DANS LA VOITURE.

ERIC : Oh ! Mon dieu !

IL ENTEND LA VOITURE DEMARRER.


PENDANT CE TEMPS-LA, ERIC ET ANNIE ONT UNE DISCUSSION TRES TENDUE.

ERIC : Je ne comprends pas pourquoi tu lui as parlé de ton passé. Mais qu’est-ce qui t’a pris ?

ANNIE : C’est ça. Je pensais que ça pouvait être utile. Et je croyais que tu aurais compris que j’avais l’intention de lui en parler.

ERIC : Pas une seconde, je n’aurais imaginé. On ne va quand même pas partager toutes nos histoires avec les enfants, enfin. On ne va pas leur parler de notre sexualité. Je ne vois pas pourquoi on se mettra à leur raconter tout notre passé, Annie.

ANNIE : Oui. Eh bien ! Excuse-moi. Je croyais que Matt, à son âge, n’était pas aussi éloigné de nous et qu’on pouvait le mettre au courant. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me le renvoie en pleine figure.

ERIC : Non, pas ça. C’est encore autre chose. Il n’avait absolument pas le droit de le faire.

ANNIE (tout bas) : Je ne croyais pas que ça allait se passer comme ça. Mon dieu ! Si tu savais comme je suis déçu. (Eric s’assied)


SIMON DISCUTE AVEC ROSIE DANS LEUR CHAMBRE. CELLE-CI AVAIT ENTENDU CRIER ERIC.

ROSIE : Simon !

SIMON : Quoi ?

ROSIE : Pourquoi t’es en colère et pourquoi est-ce qu’il crie, papa ?

SIMON : Parce que notre grand frère est un imbécile et un pauvre dégénéré.

ROSIE : Je ne suis pas d’accord. Je l’aime, moi, Matt. Et lui aussi, il m’aime.

SIMON : Je t’expliquerai tout ça quand tu seras plus grande. Pour l’instant, essaie de dormir.


MATT SUPPLIE MITCH DE D’ARRETER SA VOITURE DEVANT L’EGLISE.

MATT : Arrêtez-moi là !

MITCH : (Rire) T’as un problème ou quoi ?

MATT : Non, je n’en ai pas et je veux juste descendre.

JOHNNY : Le coin est dangereux, mec. Tu ferais mieux de rester avec nous. (Rires de Johnny et Mitch)

MITCH : Où est-ce que tu vas aller, fils de révérend ?

JOHNNY : Allez ! Laisse-le se tirer. Viens, on s’arrache. (La voiture redémarre)

MITCH (prenant une voix aiguë) : Wou-Hou !


PENDANT CE TEMPS-LA, ANNIE ET ERIC SE PARDONNENT, APRES UNE VIOLENTE DISCUSSION.

ANNIE : Je me suis toujours dit que, dans la mesure où on discutait sans arrêt des méfaits de la drogue avec les enfants, ça n’arriverait jamais.

ERIC : Je pensais comme toi.

ANNIE : À l’époque, je ne voulais pas prendre ça au sérieux mais, plus de vingt ans, cinq enfants et un mari plus tard, j’ai compris que c’était grave.

ERIC : C’est même un pasteur de mari.

ANNIE : Non. C’est un homme honnête que j’ai toujours admiré … et respecté … et que je n’ai jamais voulu décevoir. (Eric s’approche d’elle) Je suis désolée d’avoir commis cette erreur dans mon passé. Et c’est comme ça ! On imagine rarement quand on est jeune que … que les choses qu’on fait reviendront plus tard vous hanter.

ERIC : Et moi, je te demande pardon de ma réaction excessive.

ANNIE : Merci. Je suis contente de te l’avoir enfin dit.

ERIC : Bon. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Comment Matt et moi allons-nous nous faire confiance ?

ANNIE : Je ne sais pas.

ERIC : Ah oui ! Il faut que je sorte d’ici. J’ai envie d’aller faire un tour.

ANNIE : Laisse-moi t’accompagner. Je dis à Mary de surveiller les enfants.


MARY ET LUCY DISCUTENT DANS LEUR CHAMBRE.

MARY : Je n’en reviens pas. J’arrive souvent à cerner les garçons qui se droguent à l’école et Matt n’a vraiment rien à voir avec ces gens-là. Enfin, c’est ce que je pensais.

LUCY : Tu crois qu’il a essayé d’autres drogues ?

MARY : Je n’en sais rien. J’espère que non. (On frappe à la porte)

ANNIE (en ouvrant la porte) : Les enfants ! Votre père et moi, nous sortons quelques minutes. Alors, vous veillez sur Simon et Rosie.

MARY : Oui, oui. (La porte est fermée)

LUCY : Mary ! T’as déjà fumé, toi ?

MARY : Non, voyons. Parce que toi, t’as fumé ?

LUCY : Bien sûr que non. Je sens que les choses ne vont plus être pareilles entre papa et Matt, et même entre maman et Matt.

MARY : Oui, c’est évident. C’est impossible, à présent. Exactement ce que disait Wilson. C’est l’une de ces bêtises qu’on ne peut pas rattraper.

ENFIN, PENDANT LA NUIT, ERIC ET ANNIE SE RENDENT À L’EGLISE.

ERIC : J’avais envie d’entrer. Ca ne t’ennuie pas ?

ANNIE : Non. Pas du tout.

EN ENTRANT, ILS APERCOIVENT MATT, SEUL, EN TRAIN DE FAIRE SES AVEUX.

MATT : Je ne sais pas comment ça va s’arranger mais je vous jure que je n’ai jamais fumé de drogue. Je n’ai jamais touché à cette saleté. Je n’ai fait qu’accepter ce joint. Je sais que ce n’était pas très grave. Seulement, je n’aurais jamais dû le rapporter chez nous. Oh ! Si je pouvais remonter le temps, je l’aurais déjà fait. (Sanglot) Oh ! Je suis vraiment désolé. Je ne suis qu’un imbécile. Je ne sais pas comment ils pourront me faire encore confiance s’ils refusent de m’écouter. (Sanglot)

ANNIE : Matt ! (Il s’approche de ses parents)

MATT : Qu’est-ce que vous faites ici ?

ANNIE : On est venu chercher un moyen … de retrouver notre fils.

ERIC : Viens, mon fils !

ERIC ET ANNIE LE SERRENT DANS LES BRAS.

MATT (en pleurant) : Oh ! Je te demande pardon, maman. Je suis désolé.

ANNIE : C’est fini, mon bébé. (Baiser)

ERIC : On va rediscuter. Et là, c’est moi qui t’écouterai. (Pleurs d’Annie) Tu vas voir. Ca va aller. Notre famille va surmonter ça. (Baiser)

ERIC, ANNIE ET MATT SORTENT DE L’EGLISE.


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